La campagne présidentielle gabonaise a été marquée par un fort rejet de la part des candidats à l'encontre d'Ali Bongo, fils du défunt président et favori du scrutin du dimanche 30 août. Outre ses moyens financiers incomparables, ses opposants l'ont accusé d'être le «candidat de la France». Qu'en est-il de la position réelle de Paris par rapport à ces élections historiques?
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Un juge d'instruction de Versailles vient de renvoyer devant le tribunal correctionnel quatorze personnes suspectées d'avoir participé, à divers degrés, à des opérations illégales d'espionnage privé ces dernières années. Parmi elles, «l'agent de recherches» Patrick Baptendier (photo), auteur en juin 2008 d'un livre explosif, Allez-y on vous couvre, qui a mis au jour les liens étroits qu'il entretenait avec la Direction de la surveillance du territoire (DST) à l'époque. Les services du contre-espionnage français échappent quant à eux à la perspective d'un procès en dépit de méthodes douteuses révélée par l'enquête, selon des informations recueillies par Mediapart.
Il était le plus connu des chefs d'Etat africains en France, produit d'une certaine époque. Omar Bongo Odimba est mort, lundi 8 juin, à Barcelone, où il était soigné pour un cancer intestinal. Le secret de son pouvoir se résume en deux chiffres: 41 ans. Quelles ont été les clés de sa longévité? Un peu de «Françafrique», un peu d'opportunisme, pas mal de sens politique et beaucoup de pétrole.
Après des semaines de flou sur son état de santé, la presse a annoncé l'hospitalisation en Espagne du président gabonais Omar Bongo, dans un état critique. La maladie de l'omniprésident gabonais, au pouvoir depuis 41 ans, crée des remous à Libreville comme à Paris, ébranlant le visage d'une Françafrique dont il était l'incontestable parrain. Un fils et une fille sont candidats à la succession, le tout sous le regard attentif de Vincent Bolloré, qui a des intérêts dans le pays.
Les élections locales de mars dernier, perdues par le parti présidentiel, marquent un tournant dans la vie politique sénégalaise. Après presque dix ans sous la coupe réglée d'un Abdoulaye Wade omniprésent (sur la photo avec son fils), les Sénégalais n'ont pas avalé la dernière pilule concoctée par le chef de l'Etat, en empêchant son fils d'accéder à la mairie de Dakar. Un revers qui compromet son avenir, et même son présent.
Nouvel exemple du mélange des genres dans la presse. Fondateur du site Slate.fr, chroniqueur sur France Inter, producteur sur France Culture, animateur sur Public Sénat, éditorialiste à Challenges, ancien patron du Monde, Jean-Marie Colombani est aussi administrateur de grands groupes privés. Generali France, la société d'assurances, et la maison d'édition Flammarion. Un cumul de fonctions prohibé par la charte d'éthique du Washington Post, le propriétaire de Slate.com, dont le site dirigé par l'ancien patron du Monde est la déclinaison française.
Nicolas Sarkozy et son épouse, Carla Bruni, se sont offert une escapade de milliardaires. En marge du voyage d’Etat qu’il entreprend, lundi 9 mars, au Mexique, le président de la République a effectué un séjour discret, vendredi 6 et samedi 7 mars, dans un fameux complexe touristique. D’abord tenue secrète «pour des raisons de sécurité», l’escapade a été dévoilée par l'Agence France-Presse (AFP). Les services de l’Elysée affirment que le couple présidentiel a été invité par le président mexicain Felipe Calderon. Selon nos informations, l’ardoise se monte à 50.000 euros. Caramba!
Quelques jours avant le procès, le plus sérieux adversaire de Total, la Société nationale des poudres et explosifs, s'est retiré du procès en échange d'un règlement à l'amiable de 150 millions d'euros avec Total. Selon l'avocate des victimes, la SNPE était «la seule à même de contredire Total et son armée d'experts».
Au 43e jour de grève générale, le LKP achève d'examiner le projet d'accord que le Medef et d'autres organisations patronales refusent toujours de ratifier. Les stations-service ont rouvert, de même que de nombreux commerces.En Martinique, un accord sur une hausse des salaires a été signé dans la nuit de lundi à mardi.Dans chacune de ces îles, la contestation populaire a d'abord des fondements économiques. Le chômage est au plus haut, la vie chère, les inégalités sont insupportables. Décryptage d'une économie antillaise ubuesque avec l'aide de l'économiste guadeloupéen Erick Edinval.
La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, a donné lieu à des échanges pour le moins surprenants. Entre les questions sur la crise économique et ses effets sociaux qui n'ont pas été posées au chef de l'Etat et les habiletés ou les subterfuges dont celui-ci a usé, le débat a évité les principaux écueils. Des failles du plan de relance jusqu'aux paradis fiscaux, en passant par les licenciements ou encore la réforme de l'impôt sur le revenu, Mediapart détaille les non-dits, les demi-vérités ou les petits mensonges du débat. Parti pris.