En sortant de l’accord nucléaire iranien, le président Donald Trump a voulu satisfaire sa base. Mais son administration n’a aucun « plan B ». Conduite par Mike Pompeo et John Bolton, elle est condamnée à utiliser la même rhétorique belliciste et les mensonges qui justifièrent les guerres catastrophiques du début des années 2000.
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Comme l’a montré l’attaque aérienne massive lancée mercredi 9 mai par Israël contre les positions iraniennes en Syrie – l’attaque israélienne la plus importante contre la Syrie depuis 1974 –, le gouvernement Netanyahou est décidé à s’opposer par tous les moyens à la présence de bases avancées de la République islamique à ses frontières. Et l’appui spectaculaire qu’il reçoit de Trump risque fort de ne pas l’inciter à la retenue.
Les forces iraniennes ont tiré des roquettes contre des positions de l'armée israélienne sur les hauteurs du Golan, près de la frontière syrienne, a annoncé tôt le jeudi 10 mai Israël, qui a répliqué en lançant contre la Syrie l'une de ses offensives les plus importantes depuis le début du conflit syrien en 2011.
Humiliés par Donald Trump, les dirigeants européens veulent sauver les intérêts de leurs entreprises en Iran, mais aussi leur partenaire iranien, le président Hassan Rohani. « Ce n’est pas la fin de l’histoire », tempère l’Élysée.
Le président des États-Unis a mis sa menace à exécution, en annonçant le 8 mai le retrait de son pays de l’« accord pourri » conclu avec l’Iran. Les conséquences s’annoncent immenses. Le président iranien s’est gardé de toute surenchère.
La députée LREM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.
Alain Frachon, éditorialiste au Monde, estime qu’à Pyongyang comme à Téhéran la volonté de sortir du statut de parias nécessitera un aggiornamento : « La paix impose de ramener au statut de calembredaines du passé ce qui hier encore était matraqué comme vérité existentielle. »
En révélant un beau coup des espions du Mossad, le premier ministre israélien espère convaincre les États-Unis de dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien, même s’il n’apporte aucune preuve.
Sur les principaux dossiers en discussion pendant sa visite aux États-Unis, sur le climat ou le commerce international, Emmanuel Macron n’a obtenu aucune percée diplomatique. Sur le nucléaire iranien, c’est pire : il a accepté, contrairement aux autres Européens, le principe d’un nouvel accord exigé par Trump. Au risque d’aggraver la déstabilisation du Moyen-Orient.
La rencontre des deux chefs d’État coréens prévue ce 27 avril sur la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud devrait instaurer une petite désescalade avant la grande : le sommet Kim-Trump. Jusqu’ici tout va bien…