Le président états-unien a défendu dans un discours débridé son bilan économique. Depuis plusieurs semaines, pourtant, les doutes se multiplient alors que le chômage remonte et que la situation des plus fragiles se dégrade.
En dépit du maigre soutien des autorités, des associations et collectifs tentent depuis des années d’entretenir le souvenir des violations des droits humains de la junte de Pinochet. L’élection de José Antonio Kast renforce leur détermination à lutter contre l’oubli et le négationnisme.
Tomás Leighton, directeur exécutif d’un laboratoire d’idées progressiste chilien, analyse les raisons de la victoire du candidat d’extrême droite José Antonio Kast. Et tire les premières leçons de la défaite de la gauche au Chili, six ans après un mouvement social d’ampleur.
José Antonio Kast, un héritier de la dictature de Pinochet, accède au pouvoir suprême par la voie des urnes. L’événement, révélateur des limites de la transition démocratique accomplie voici quatre décennies, est aussi un signal inquiétant bien au-delà du Chili.
Nostalgique du régime de Pinochet, José Antonio Kast a largement devancé sa rivale de gauche, Jeannette Jara, avec deux millions de voix de plus. Après d’autres pays d’Amérique latine, une vague ultraconservatrice a déferlé sur le Chili.
Le candidat d’extrême droite José Antonio Kast, héritier du « pinochétisme », se présente comme l’homme du changement. Pour tenter de l’emporter dimanche, sa rivale de gauche, Jeannette Jara, appelle à la mobilisation de son camp, malgré les promesses déçues du gouvernement sortant.
La sociologue Stéphanie Alenda explique comment, en moins de dix ans, la droite traditionnelle issue de la transition démocratique a été dominée par une force d’extrême droite, le Parti républicain de José Antonio Kast, favori du second tour du 14 décembre.
L’élection chilienne a confirmé une tendance lourde : dans le sous-continent, la droite néolibérale est marginalisée au profit d’une « nouvelle droite » libertarienne, néocoloniale et autoritaire. Une évolution qui semble irrésistible.
Javier Milei, le président libertarien de l’Argentine, assume désormais un discours allant au-delà des questions économiques, avec à ses côtés des polémistes à succès. Le tout en lien avec une « galaxie néo-réactionnaire » qui s’étend au-delà du continent latino-américain.
Donné pour mort après le retour au pouvoir de Donald Trump, le Parti démocrate a enregistré une victoire historique avec l’élection d’Eileen Higgins à la mairie de Miami, mardi 9 décembre. Un mois après celle de Zohran Mamdani à New York, c’est un avertissement de plus pour le président.
Tout en menaçant d’intervenir militairement au Venezuela, Washington s’ingère dans les processus électoraux du continent, comme dernièrement au Honduras. La « guerre contre la drogue » apparaît comme un mauvais prétexte.
Depuis septembre, 87 individus considérés comme des trafiquants de drogue ont été tués en mer des Caraïbes et dans le Pacifique par des frappes états-uniennes. L’opération suscite une vive controverse. Pour de nombreux analystes, elle enfreint un droit fondamental : le droit à la vie.
Une biographie publiée par deux journalistes chiliens retrace la trajectoire de José Antonio Kast, candidat d’extrême droite en lice pour le second tour de la présidentielle. Une enquête qui montre comment il a réussi à entraîner toutes les droites sur sa ligne radicale.
Avec près de 20 % des suffrages au premier tour, Franco Parisi a créé la surprise. Son Parti des gens, « ni facho ni coco » selon son slogan, a choisi de ne pas se prononcer entre la candidate de la gauche, Jeannette Jara, et celui de l’extrême droite, José Antonio Kast.
L’adoption d’un projet de pipeline sonne la fin des efforts entrepris sous Justin Trudeau pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Un choix qui ruine la crédibilité du pays et qui a poussé Steven Guilbeault, ancien ministre de l’environnement, à quitter le gouvernement.
Les cinq États membres de l’alliance régionale soutiennent l’accord commercial avec l’Union européenne mais sont fortement divisés depuis l’arrivée de Javier Milei au pouvoir. Le président argentin, aligné sur Washington, menace de quitter le bloc et d’isoler le Brésil.