Des missiles de croisière russes ont détruit, dimanche 13 mars, un vaste complexe militaire à seulement 20 kilomètres de la Pologne, faisant au moins 35 morts et plus de 130 blessés. Deux aéroports de la région ont aussi été attaqués. Moscou veut enrayer les livraisons d’armes à l’Ukraine et montrer qu’il peut frapper jusqu’aux frontières de l’Otan.
Les bombardements russes s’intensifient un peu partout en Ukraine. Des bombes au phosphore auraient même été utilisées. Une situation générale qui a entraîné la première condamnation franche de l’invasion russe de la part du pape. Un journaliste américain a été tué à Irpin.
Attentive aux abus dont elles pourraient être victimes, l’Ukraine s’attache depuis le début du conflit à mettre en valeur les femmes qui se battent, militairement ou sur le front logistique et humanitaire. Un exercice périlleux, dans une guerre qui est aussi celle de la communication.
Oksana Zaboujko, écrivaine ukrainienne reconnue pour ses travaux sur le genre et l’identité, parle à Mediapart de la tradition de « survie » des femmes ukrainiennes et de leur rôle dans la guerre en cours.
Alors que l’armée russe est à l’arrêt sur le terrain, Vladimir Poutine a accusé, samedi, lors d’un rendez-vous téléphonique avec le président français et le chancelier allemand, les forces ukrainiennes de « violations flagrantes » du droit humanitaire. « Des mensonges », a aussitôt réagi l’Élysée.
Même au fin fond de la campagne de l’ouest de l’Ukraine, jusqu’alors épargné par les bombes et les combats, la guerre est bel et bien là. À Mylno, petit village agricole, les habitants ont transformé l’école pour héberger des familles ayant fui Kharkiv. Là aussi, la mobilisation bat son plein contre l’« occupant » russe.
Faut-il écrire Kiev ou Kyiv ? La langue ukrainienne est-elle un marqueur identitaire face à l’invasion des troupes russes ? Entretien avec Iryna Dmytrychyn, responsable du département d’ukrainien aux Langues O’ à Paris.
L’armée russe continue d’étendre son offensive. La tragédie humanitaire s’accentue dans les villes assiégées. Les dirigeants des Vingt-Sept excluent toute adhésion rapide de l’Ukraine à l’Union européenne.
Le sommet de Versailles était censé marquer le « sursaut de l’Europe » face à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Passée l’émotion des premiers jours, ce sont les mêmes divisions, les mêmes divergences d’intérêt qui ont resurgi.
L’avancée des forces du Kremlin semble ralentir ces derniers jours en Ukraine. Dans le port industriel de Marioupol, plus de 300 000 personnes sont toujours coupées du monde, et plusieurs autres villes sont sous le feu de l’artillerie russe.
L’économie russe, soumise aux sanctions, va connaître un choc profond. Mais quel sera l’ampleur de l’effondrement ? Et quel sera son impact sur la situation sociale ?
Jamais le monde n’a été si près d’une guerre nucléaire, mais comment comprendre les racines de la crise ? Les crimes de guerre de Poutine ne doivent pas disculper l’Otan de ses responsabilités. Entretien avec le philosophe croate Srećko Horvat.
Patrons du CAC 40, cercles politiques, médias, oligarques, communauté orthodoxe... Ces dernières années, le Kremlin a mené une vaste politique d’influence en Europe, et notamment en France. La chercheuse Marlène Laruelle analyse les leviers de ce « soft power » qui a précédé l’invasion militaire de l’Ukraine.
Les ministres des affaires étrangères russe et ukrainien se sont quittés jeudi sur un constat d’échec. Le siège de villes clés d’Ukraine se poursuit. À Paris, les députés peinent à obtenir des informations sur les livraisons d’armes françaises. Notre récit de la journée.
L’évolution économique de la Russie depuis 1991 permet de comprendre la fuite en avant militaire du régime. Plus qu’un conflit entre deux modèles de capitalisme concurrents, la guerre livrée à l’Ukraine répond au besoin de nouvelles ressources, de nouveaux marchés.