Premier livre d’Adèle Yon, « Mon vrai nom est Élisabeth » est le phénomène littéraire de 2025. Aussi maîtrisée que bouleversante, cette enquête sur un secret de famille nous concerne toutes et tous. Rencontre avec son autrice.
La chercheuse Caterina Bandini s’est penchée sur les groupes de dialogue et les militants religieux pour la paix. Son livre « Une cause sacrée. Religion, décolonisation et mobilisations pour la paix en Israël-Palestine » ouvre une autre grille de lecture du conflit colonial et des zones de contact entre Israéliens et Palestiniens.
L’autrice, metteuse en scène et performeuse révolutionne le théâtre en partant à l’assaut de toutes les discriminations et dominations qui traversent nos sociétés.
Non, la colonisation ne concerne pas que Paris et les grands ports de la traite négrière, mais implique l’ensemble du territoire français. Tel est le message porté par le festival Auvergne (dé)coloniale ?, qui a fait salle comble trois jours durant à Clermont-Ferrand.
Le boycott est une arme politique à la fois efficace et pacifique, qui vient des citoyens. En cela, elle diffère de la censure qui, elle, est actée par les autorités. Au nom de quoi la culture, l’université ou Israël devraient-ils en être immunisés ?
Le gouvernement brésilien a annoncé que la COP de Belém offrirait aux peuples autochtones une place importante dans les négociations climatiques. L’anthropologue Anahy Gajardo analyse comment le néolibéralisme multiculturel a construit une autochtonie « autorisée ».
Fred Turner, professeur à Stanford, continue de décrypter les idéologies et imaginaires à l’œuvre dans les industries du numérique avec un livre intitulé « Politique des machines ». Pourquoi la tech américaine migre-t-elle de San Francisco à Austin ? Entretien.
Le politiste Denis Charbit publie un livre consacré à la mémoire fragmentée de l’ancien premier ministre, trente ans après son assassinat, le 4 novembre 1995, qui éclaire la situation contemporaine de l’État hébreu.
Alors que s’ouvre la COP30 au Brésil et dix ans après l’accord de Paris, le philosophe Pierre Charbonnier imagine une stratégie pour former une coalition majoritaire face à la « coalition fossile ».
Si 2005 est l’année de l’embrasement des quartiers populaires, elle a aussi été celle de forts débats et tensions qui permettent de l’éclairer. Avec une loi controversée sur l’héritage colonial, le « karcher » de Nicolas Sarkozy, mais aussi la naissance d’un nouvel élan postcolonial.
Malgré son rôle dévastateur sur le climat et la biodiversité, le béton ne cesse d’étendre son emprise sur le monde. L’architecte et militante écologiste Léa Hobson décrypte, dans un livre-enquête, les multiples facettes de cette filière obstinément soutenue par les pouvoirs publics.
Traducteur de l’allemand, Olivier Mannoni interroge, à partir du laboratoire nazi, la brutalisation de la langue qui accompagne les fascismes. Il nous explique comment Trump parle comme Hitler, et Poutine comme un gangster.
Dans un livre édifiant, le sociologue Hugo Touzet pointe l’imbrication des instituts de sondage avec des médias dont les propriétaires revendiquent l’idéologie de l’extrême droite, et la part que prennent les « politologues » au cadrage droitier du débat public. Une résistible dérive, à condition d’enrayer cette mécanique.
Pour protester contre la présence d’institutions israéliennes dans l’organisation d’un colloque sur les « histoires juives de Paris », cinq chercheurs ont choisi de se retirer, au regard des massacres en cours à Gaza. Rachida Dati les a menacés de sanctions pénales.
Chassées de la sphère politique, les émotions ont montré leur puissance mobilisatrice au cours de soulèvements récents, de l’Iran à Nanterre. Dans son essai « Résistances affectives », l’anthropologue Chowra Makaremi analyse comment le renouvellement des luttes féministes a redessiné les contours du politique.
Un an après son cri d’alarme sur le consentement à l’écrasement de Gaza, le professeur au Collège de France interroge ce que la violence dit du monde et de notre espèce, à l’ombre de la destruction de la Palestine.