Il y a près de soixante ans, la course à l’espace entre Washington et Moscou battait son plein. Arnaud Saint-Martin, sociologue et député, observe un emballement renouvelé de l’aventure spatiale. Dans son dernier livre, il s’est intéressé à la figure d’Elon Musk.
Dans un nouveau livre d’une folle créativité, l’anthropologue Anna Lowenhaupt Tsing renverse notre vision du monde et acte que nous ne pouvons plus nous intéresser aux questions des humains sans penser en même temps aux non-humains. Elle s’en explique en détail dans un entretien à Mediapart.
Louis Bertrand (1866-1941), de l’Académie française, fut dreyfusard puis hitlérien. Un tel glissement s’est opéré du fait d’une obsession de la race, née d’un colonialisme ethnocidaire se disant civilisateur. Retour sur un écrivain tragiquement actuel.
Comment résister intelligemment à une époque dégueulasse ? Réponse revigorante avec l’historienne, professeure à l’université de Californie à Los Angeles, qui vient de quitter les États-Unis de Donald Trump.
Alors que la finale de la Coupe de France se joue samedi, jamais le football professionnel français n’a semblé aussi fragile. À l’inverse, à la suite de plusieurs expériences en Europe, le « football populaire » se développe, promouvant un contre-modèle face au « foot bizness ».
Selon plusieurs chercheurs, le néolibéralisme a fait place à un ordre « géoéconomique » où l’économie est mise au service de la volonté de domination des États. Cette vision permet de comprendre certaines évolutions de notre époque, malgré quelques raccourcis.
Plusieurs personnalités de la communauté juive, avançant qu’elles s’étaient jusqu’ici faites discrètes pour ne pas alimenter l’antisémitisme, ont décidé de dénoncer publiquement les crimes israéliens en Palestine. Certains défenseurs de la cause palestinienne jugent ce revirement courageux, d’autres y voient un mea culpa hypocrite.
Avec « Le Miroir américain », le journaliste Cole Stangler met en garde contre les risques d’une dégradation de la démocratie française, non pas identique mais analogue à celle qui frappe de l’autre côté de l’Atlantique. Il appelle la gauche à défendre « des avancées concrètes et rapidement visibles ».
Directrice de l’Institut d’histoire du temps présent, l’historienne Malika Rahal raconte dans « L’échappée » l’actualité de la question coloniale, ce passé qui en France ne passe toujours pas, à l’heure de la destruction de la Palestine à Gaza.
Le philosophe britannique déploie une pensée morbide et élitaire cherchant le chaos pour parvenir à la création d’une « nouvelle espèce » technologiquement formée. Une vision qui inspire plusieurs dirigeants de la Big Tech et certains membres de l’administration Trump.
Le politiste Sacha Lévy-Bruhl publie « Le Grand Renversement de l’État social ». Il explique que ce dernier a sécurisé les existences en sortant de l’idée d’une responsabilité individuelle pour son sort social. Au-delà des querelles budgétaires, c’est ce fondement qui est abîmé.
Réseaux sociaux, pression scolaire, néolibéralisme, monde qui brûle : les générations qui viennent ont des raisons de ne pas aller bien. Et quand elles s’engagent, elles sont regardées de haut ou avec crainte. Un « À l’air libre » spécial sur nos faillites face aux jeunes.
Coauteur de livre « Haro sur les jacobins », l’historien Côme Simien démonte les clichés qui en font des centralisateurs autoritaires, opposés à des « girondins » démocrates et régionalistes. Que reste-t-il de cet héritage révolutionnaire dans le débat public ? Explications.
Les réactionnaires ont fait de la défense de la liberté d’expression une arme politique de leur bataille culturelle. Un « grand détournement » qu’il faut savoir reconnaître pour mieux s’en prémunir, expliquent Thomas Hochmann et Anna Arzoumanov, invités d’« À l’air libre ».
Donald Trump et sa faction prédatrice renouvellent, aux dépens de territoires ciblés, ce que Lénine appela « le stade suprême du capitalisme » : l’impérialisme. Voici un colonialisme attaché à son seul tribut, cash, sans le moindre chichi « civilisateur ».
Secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard est engagée pour les droits humains depuis vingt-huit ans. Alors qu’elle en témoigne dans « Une enquêtrice à l’ONU », elle s’élève contre l’indifférence face au sort des Palestiniens à Gaza.