Pour ce premier numéro de l’année, la poétesse Kiyémis reçoit Kévi Donat, coauteur du podcast « Le Tchip » et créateur du Paris noir, des visites guidées sur les traces de la présence noire dans les rues de la capitale.
La réalité des relations internationales relève-t-elle uniquement des rapports de force et des logiques de puissance ? Réflexions croisées avec Nahla Chahal, Michel Foucher, Kamel Jendoubi et Corine Pelluchon.
L’historien Renaud Meltz publie « La France des années 1930 ». Si cette décennie continue à nous obséder, analyse-t-il dans un entretien à Mediapart, c’est en raison des contradictions bien plus anciennes de la démocratie libérale. Exacerbées à cette époque, elles s’expriment à nouveau avec force.
La série de Mediapart « 1973, année charnière » s’achève. Mais les débats posés voici un demi-siècle, et qui se sont poursuivis en 1974, restent d’une actualité brûlante. Le tout étant de parvenir à reposer clairement les termes du problème.
Les empires font-ils leur retour dans le monde méditerranéen contemporain ? Réflexions croisées avec l’historienne Karen Barkey, les historiens Salam Kawakibi et Hamit Bozarslan, et la journaliste Sylvie Kauffmann.
L’historien Adam Tooze a remis au goût du jour la notion de « polycrise », devenue un des thèmes favoris des élites politiques et économiques mondiales. Enquête sur les grandeurs et misères d’une notion à la mode. Un article paru initialement dans la « Revue du crieur ».
L’écrivain franco-libanais partage son regard sur l’actualité récente qui touche à la fois le Proche-Orient et la France, le pays où il a grandi. Il invite à davantage de cohésion et d’ouverture sur l’« autre », qu’il soit palestinien, immigré, ou défenseur des droits des femmes.
Comment l’Empire ottoman et les empires coloniaux se sont-ils articulés et affrontés ? Et comment ont-ils fini sans vraiment finir ? Réflexions croisées avec l’historienne Sylvie Hénault et les historiens Edhem Eldem, Robert Gildea et M’hamed Oualdi.
Depuis le 7 octobre, les idées du professeur américain Samuel Huntington sont à nouveau vantées, au service d’un idéal de repli identitaire. Pourtant, ces thèses fragiles ont été largement démontées, sur le plan empirique comme théorique.
Avec « L’Œuvre-vie d’Antonio Gramsci », Romain Descendre et Jean-Claude Zancarini nous plongent dans les combats et le laboratoire intellectuel d’une figure majeure de la tradition marxiste. Victime du fascisme et opposant au tournant stalinien du communisme, il a développé une pensée encore stimulante.
Deux mois après les attaques du 7 octobre, l’historien Vincent Lemire revient sur l’épaisseur de la guerre en cours pour tenter de dégager les horizons possibles ou impossibles. Entretien.
Auteurs d’ouvrages récents sur le théoricien communiste italien, Romain Descendre et Yohann Douet reviennent sur ce que veut vraiment dire la « bataille culturelle » invoquée à tort et à travers dans le champ politique. D’un point de vue gramscien, elle est inséparable d’une prise de pouvoir par les subalternes.
La mairie de Paris a annulé un événement « contre l’antisémitisme et son instrumentalisation » prévu le 6 décembre, dont la philosophe du genre étasunienne était l’oratrice principale. Raison invoquée : la présence, parmi les organisateurs, de l’association de la militante décoloniale Houria Bouteldja. À l’hôtel de ville, cette annulation motivée par de possibles « troubles à l’ordre public » ne convainc pas tout le monde.
Un rapport de la chambre régionale des comptes étrille la gestion du Mémorial ACTe, qui échoue à « faire de la Guadeloupe la capitale mondiale de la recherche sur la traite négrière et l’esclavage ». Il met aussi en cause « l’ingérence » de la région.
Sorti le 22 novembre, le film de Ridley Scott consacré à l’empereur est sous les feux de la critique. Au-delà des inexactitudes et inventions historiques, ce qui frappe, c’est l’omission totale de l’esclavagisme. Retour sur les oublis du cinéaste britannique avec la directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
Depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, le milieu de la recherche, en particulier les spécialistes du Proche-Orient, dénonce un climat de « chasse aux sorcières » entretenu par le gouvernement pour toute parole jugée propalestinienne.