Le RER B est la deuxième ligne de train la plus chargée d’Europe, et pourtant elle souffre de nombreuses tares : quatre terminus, un tunnel partagé avec le RER D et, surtout, un sous-investissement chronique de la part de la région et de l’État. Les usagers souffrent, les conducteurs aussi.
Dans « La Bataille de la Sécu », l’économiste Nicolas Da Silva retrace l’histoire du système de santé, tout en dessinant les contours d’une opposition fondamentale au sein du capitalisme français entre l’organisation autonome des travailleurs et la gestion étatique. Entretien.
La sous-traitance est toujours plus utilisée par la SNCF pour accompagner les personnes en situation de handicap. Cela se traduit souvent par une dégradation de leurs conditions de voyage, et c’est particulièrement vrai en cas d’aléas de circulation.
D’un côté, l’autorité régionale chargée des transports baisse la commande pour faire des économies. De l’autre, la Régie ne parvient même pas à remplir sa part d’un contrat déjà amoindri. Et, au milieu, des usagers démunis qui restent sur le quai.
Le timbre permettant l’acheminement d’une lettre en 24 heures disparaîtra le 1er janvier. La Poste met en avant la désaffection des usagers pour le courrier urgent. Mais elle a elle-même organisé ce déclin depuis des années. Et cherche surtout à réduire le déficit du service universel postal.
Alors que l’électricien public rencontre des difficultés de production sans précédent, le gouvernement a creusé les pertes du groupe en lui imposant de prendre à sa charge l’essentiel du coût du bouclier tarifaire sur l’électricité. En attendant de le renationaliser complètement.
Bouclier tarifaire, arrêt de réacteurs nucléaires, nouveaux retards pour l’EPR : l’électricien public croule sous les surcharges financières. La prise de contrôle de l’intégralité du capital par l’État, annoncée le 6 juillet, sert à masquer cette dégradation sans précédent.
Des agents du service des indemnités journalières de l’Assurance maladie de Seine-Saint-Denis dénoncent leurs mauvaises conditions de travail qui engendrent des retards dans le traitement des dossiers et le versement des indemnités dues. Ils réclament plus de reconnaissance, des embauches pérennes et de l’avancement.
Autrefois décrié, le pantouflage, qui consiste pour les hauts fonctionnaires à faire des allers-retours entre public et privé, est désormais plus que normalisé, valorisé, notamment par le pouvoir en place. Certains candidats de gauche préconisent de l’interdire pour lutter contre les conflits d'intérêts.
Le lancement de la campagne nationale de ce jeune collectif a eu lieu samedi à Bobigny (Seine-Saint-Denis). 150 personnes étaient présentes, pour ne plus « se sentir seules », réfléchir à la façon de ne pas « s’essoufler » et de lutter face à l’appauvrissement programmé des services publics.
Le bureau de poste de cette localité des Pyrénées-Orientales a baissé le rideau en février 2021. Les habitant·es de la commune côtière doivent désormais se rendre au guichet situé à la plage, à plus de 3 km de là. Or, pour les plus âgés, la disparition de ce service au cœur du village est un abandon de plus.
Plusieurs agents contractuels n’ont récemment pas été payés comme ils l’auraient dû. La CGT dénonce l’augmentation de la précarité au sein de l’institution censée veiller à la bonne application du droit du travail, et lutter contre l’explosion des contrats courts.
À la veille de la grève dans l’Éducation nationale se repose la question de la valeur du service public. Celui-ci est-il dépendant du financement privé ou n’est-il pas davantage un moyen de satisfaire des besoins sans se soumettre à la logique économique ?
L’Assurance-maladie peine à verser les indemnités journalières des assurés en arrêt, qui parfois ne perçoivent rien depuis des mois. Les syndicats indiquent que le personnel manque et que les procédures sont de plus en plus complexes. La Sécurité sociale dément.
Un changement des modalités d’accès au site de la Caisse d’allocations familiales empêche les étrangers titulaires d’un numéro de Sécurité sociale provisoire d’y effectuer des démarches. 68 000 allocataires sont concernés. La CAF assure qu'ils continueront à percevoir leurs aides.
« À l’air libre » se penche ce soir sur la façon dont le néolibéralisme s’impose grâce à des transformations du langage. Pour en discuter, nos deux invitées sont Sandra Lucbert, autrice du Ministère des contes publics, et Julie Gervais, politiste, coautrice de La Valeur du service public.