Le site français de petites annonces, qui a fermé sa rubrique « Rencontres » en 2018, a disparu des radars médiatiques. Visé par de multiples plaintes pour proxénétisme aggravé, il pourrait aussi disparaître de l’agenda judiciaire : l’affaire a fait l’objet mercredi 10 septembre d’un non-lieu.
Les crimes sexistes sont davantage visibilisés, grâce notamment à l’action des féministes. Mais leur nombre reste sous-estimé, et sur les trente-neuf cas enregistrés depuis janvier, à peine une dizaine fait l’objet de procédures judiciaires. Tandis que les familles peinent à obtenir justice.
Un entraîneur de joueuses de moins de 15 ans a été placé en détention pour, entre autres, agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques. Il avait déjà été remercié par un précédent club pour des relations inappropriées avec des joueuses. Le FC Lyon n’a pas jugé opportun d’informer les parents.
La Cour européenne des droits de l’homme a de nouveau condamné la France, jeudi 4 septembre, pour son traitement judiciaire des violences sexuelles. La juridiction revient notamment sur les notions de consentement et de contrôle coercitif.
Le comédien est renvoyé en procès pour viols sur Charlotte Arnould. La jeune actrice, qui avait porté plainte en 2018, quelques jours après les faits qu’elle dénonce, se dit « soulagée ». L’avocat de l’acteur annonce faire appel de l’ordonnance de mise en accusation.
Une victime de violences intrafamiliales qui saisit la justice est généralement embarquée dans deux procédures : l’une au pénal et l’autre au civil. Mais ces procédures ne communiquent pas, empoisonnant leur vie. La cour d’appel de Poitiers innove.
La Fondation des Femmes s’alarme de l’impact des restrictions budgétaires sur l’accompagnement des femmes victimes de violences. Une enquête révèle que sur 148 associations, près de la moitié ont dû réduire leurs activités, menacées par l’incertitude financière.
Reconnu coupable de détention d’images pédopornographiques en 2017, un prêtre avait été promu par le diocèse d’Angers en juillet. Mgr Emmanuel Delmas annonce à Mediapart qu’il renonce finalement à ce choix, soucieux de ne pas alimenter le « trouble des fidèles ».
Depuis le 26 juin, un ancien entraîneur d’athlétisme du Stade marseillais université club (Smuc) est mis en examen et placé en détention provisoire. Il est accusé de viol et d’agression sexuelle sur mineur de 15 ans.
86 % des affaires de violences sexuelles et 94 % des affaires de viol sont aujourd’hui classées sans suite en France. Pour réparer le préjudice qu’elles ont subi et se faire justice à leur façon, certaines victimes inventent leurs propres solutions, souvent en complicité avec des proches.
Pour l’exposition « Unsilenced », le Musée impérial de la guerre a revisité des archives inexploitées sous l’angle des violences sexuelles durant les conflits. Pour mettre au jour des récits « historiquement marginalisés et pas enregistrés pour la postérité ».
Menée au sein de communautés d’habitants ou de collectifs militants, la justice communautaire se concentre sur les victimes, puis s’interroge sur la responsabilité du groupe dans l’apparition des violences. Une pratique qui peut convenir aux violences sexistes et sexuelles.
C’était une première en France. En janvier 2024, l’entreprise de transport Veynat était condamnée pour n’avoir pas protégé ses salariées face au harcèlement sexuel de certains de leurs supérieurs. La cour d’appel de Bordeaux vient d’infirmer la condamnation de la société, mais confirme celle d’un cadre.
Dans le cadre d’un processus de justice restaurative, des personnes victimes et des personnes condamnées sont amenées à échanger au sein d’un groupe de parole. Celles et ceux qui en ont bénéficié racontent à Mediapart le déroulé de cette expérience, souvent libératrice.
Le milieu de la musique électronique nordiste a été ébranlé par plusieurs accusations de violences sexuelles visant un directeur artistique influent. Silence gêné, boycott : les réactions varient et divergent dans un espace revendiquant des valeurs queers.
Doctorante en sociologie, Alice Laurent-Camena analyse la féminisation du travail artistique dans les musiques électroniques. Milieu se revendiquant plus éduqué que les autres, ses acteurs sont surtout tirés par une logique de réputation, parfois source d’omerta, parfois de progrès.