Arrêté et placé en centre de rétention mardi à proximité de Toulouse, Aluisio Quintai a été libéré jeudi soir par le juge des libertés. En France depuis trois ans, ce jeune Angolais va pouvoir faire sa rentrée scolaire, tout en restant menacé d’expulsion.
« Les atteintes à la laïcité ne concernent plus la religion catholique. » Les propos du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc vendredi sur Twitter, en soutien à deux élus ayant assisté à une messe ceints de leur écharpe tricolore, ont ouvert une polémique dans une ville où les relations intercommunautaires faisaient jusqu'ici l'objet d'attentions particulières.
Blessé par une grenade de désencerclement lors d’une opération faisant suite à l’expulsion de la fac du Mirail au printemps, Guilhèm, étudiant, attend toujours les conclusions des enquêtes. Ses avocates réclament le « désarmement » de la police du quotidien.
Au centre hospitalier d’Agen, dépassements d’horaires et relations conflictuelles sont le quotidien du bloc opératoire. Les burn-out s’empilent. Un médecin anesthésiste s’est donné la mort en mars dernier. Alors que la direction répond « réorganisation », les infirmier.e.s dénoncent une « logique du chiffre » déshumanisante et le comportement jugé nocif de quelques chirurgiens.
Deux détenus sont morts mi-avril entre les murs de la maison d’arrêt de Seysses, à proximité de Toulouse. Pour l’un d’eux, Jaouad, 27 ans, la thèse du suicide avancée par les autorités est contestée par des codétenus, qui dénoncent une mort « provoquée par la violence des matons ». Depuis des mois, des prisonniers alertent sur des faits inquiétants au sein de cet établissement pénitentiaire.
Les CRS sont intervenus ce mercredi au petit matin à l’université du Mirail à Toulouse, bloquée depuis le 6 mars. C’est ici qu’étudiants, demandeurs d’asile et collectifs autonomes pensaient et organisaient « l’autodéfense populaire ».
Étudiants, demandeurs d'asile, individus et collectifs réunis pour penser et organiser « l'autodéfense populaire » : cette semaine, l'université Jean-Jaurès de Toulouse a vu converger les luttes de divers secteurs militants sur fond d'émeutes dans le quartier du Mirail.
À Tarbes, le cortège a rassemblé jeudi matin plus de 6 000 personnes contre la révision du statut des fonctionnaires. La manifestation s’est conclue par une assemblée générale très suivie. Toute la matinée, le désir d’unité s’est exprimé. Comme l’envie de ne rien lâcher.
Après les révélations de Mediapart, plusieurs associations attaquent en justice l’Office public de l’habitat de Toulouse métropole. La direction dit vouloir « proscrire » ces pratiques.
Nationalité, religion, ethnie… Des agents de l'office public de l'habitat (OPH) de la Ville de Toulouse ont recouru à des critères discriminants dans l’attribution de logements sociaux. Ces pratiques ont été facilitées par l’existence d’un outil interne, les PLR, toujours utilisé, qui ouvre la porte à une critérisation douteuse. Au nom de la « mixité sociale ».
Franco-Turque, Toulousaine, Ebru Firat est détenue depuis septembre 2016 en Turquie, condamnée à 5 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste », le PKK. Cette jeune Kurde, qui a combattu Daech au Rojava, a demandé son transfèrement en France. Son dossier met en lumière les ambiguïtés du pouvoir français face à Erdogan.
Les mineurs étrangers isolés qui occupent un ancien hôtel n’en seront pas expulsés tout de suite. Mais les jeunes et le collectif qui les soutient s’interrogent sur le dispositif théoriquement dédié à les accueillir.
Tous ses billets de blogs
Le Club de Mediapart
Participez au débat
Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Entre les grilles, les flics et les postes de douane des États, se faufilent des chemins jalonnés de solidarité. Deux films documentaires made in Tolosa nous parlent du franchissement des frontières. « Outrepasser, une histoire de la frontière franco-espagnole » et « Camionneuse » sont deux objets filmiques différents mais qui résonnent l'un avec l'autre.
Mon article, « A Montauban, la CGT essuie un tir de Barèges », publié ce mercredi, a suscité quelques commentaires sur l'écriture inclusive, dont certains cinglants. Quelques éléments de réponse.
La France, c'est le pays des fables et c'est aussi un pays uni et indivisible, on est tous pareils, égaux. Français. C'est grâce à la République, merci les gars, la France c'est pas le communautarisme, bouh méchants anglo-saxons, les communautés ça sent mauvais, gardez-les pour vous, on n'en veut pas. Nous on n'est pas communautaristes.