Entre la dépréciation du dinar, des mouvements sociaux qui continuent et le limogeage de deux ministres, la Tunisie souffre d’une crise économique et sociale qui, six ans après la révolution, prend le pas sur la transition démocratique du pays.
Si le pays compte plus de députées que la France, et se targue de favoriser l'émancipation des femmes, leur participation à la vie politique est encore limitée, malgré le principe de parité inscrit dans la Constitution issue de la révolution.
Le réseau social est devenu l’un des premiers médias de communication voire d’information dans le pays. Pour beaucoup de Tunisiens, le site est un média à part entière, contre le verrouillage de certaines informations officielles. Mais ses utilisateurs peuvent aussi être réprimés pour leurs publications.
Les récits des victimes de la dictature faits lors d'auditions publiques organisées par l’Instance vérité et dignité ont été l’occasion pour des millions de téléspectateurs en Tunisie de découvrir ou de se souvenir des sévices qui ont été perpétrés sous Ben Ali, mais aussi Bourguiba.