Journaliste depuis 2010, j'ai d’abord rejoint La Tribune au service finance-marchés. J’y ai ensuite suivi les actualités du logement, des collectivités locales et du ministère de l’économie jusqu’en 2017. Après des mois de piges et un passage par la WEB TV économique Xerfi Canal, j’ai intégré pour 18 mois le service habitat et urbanisme de l’agence de presse AEF. Et de passer ensuite plus de deux années au service économie du magazine Marianne. Arrivé à Mediapart en septembre 2022, j’écris sur les pratiques des entreprises et la macroéconomie française. Consulter ici ma déclaration d'intérêts
La censure du gouvernement rend quasi impossible le vote d’un nouveau budget pour 2025 avant la fin de l’année. Une solution tient la corde : l’adoption d’une loi spéciale qui reproduirait le budget 2024, tout aussi désastreux que le projet de budget 2025 qui a coûté son poste à Michel Barnier.
La France devient un pays d’héritiers. Augmenter l’imposition des successions des plus aisés pour redistribuer paraît dès lors indispensable, pointe une note de la fondation Jean-Jaurès et du think tank Hémisphère Gauche. Hélas, de la Macronie à l’extrême droite, il n’est pas question d’enrayer ce phénomène inégalitaire.
Une étude de l’Insee montre les impacts délétères, sur le niveau de vie des plus modestes, de la fin des mesures exceptionnelles de soutien au pouvoir d’achat mises en place depuis la crise sanitaire. Les plus riches, eux, s’en sont très bien sortis.
Le nouveau gouvernement concède désormais que dans les mois à venir, des usines vont fermer à la pelle. Un changement de discours radical après des années d’autosatisfaction hors sol de l’exécutif sur la réindustrialisation de la France, qui n’était étayée par rien de sérieux.
L’Assemblée nationale a rejeté le volet « recettes » du budget 2025, largement amendé par la gauche après que les soutiens de l’exécutif eurent déserté les débats. La stratégie du gouvernement de Michel Barnier est d’élaborer son budget 2025 avec le Sénat, politiquement plus à droite.
Auditionnés au Sénat sur l’explosion du déficit public en 2024, les anciens ministres ont estimé n’être ni responsables ni coupables. Le sujet étant selon eux plus technique que politique. Mais ils ont peiné à convaincre.
Le premier ministre s’apprête à contourner l’Assemblée nationale, où il ne peut s’appuyer ni sur les macronistes ni sur la droite LR pour le tirer d’affaires. Par une manœuvre piégeant la gauche de l’hémicycle, il souhaite renvoyer le texte au Sénat, plus en phase avec sa politique.
Impôt sur les milliardaires, défiscalisation des pensions alimentaires, baisse des taxes sur l’électricité… L’Assemblée a voté une série de mesures intéressantes, qui risquent toutefois de ne pas être retenues par le gouvernement. Voici pourquoi il faudrait les garder.
Rejeté à l’unanimité en commission, le budget 2025 de la Sécurité sociale est discuté à l’Assemblée à partir du 28 octobre. Dans le viseur du gouvernement : les indemnisations des arrêts de travail et le remboursement des consultations médicales, ainsi que les pensions de retraite.
Les débats parlementaires sur la taxation des plus hauts revenus ont vu le gouvernement et les macronistes tout faire pour défendre une imposition a minima et temporaire des plus riches. Mais ils ont été mis en minorité par les oppositions à l’Assemblée nationale.
Les efforts budgétaires importants demandés par l’État aux collectivités locales pourraient avoir de lourds impacts économiques. Affaiblies par plusieurs réformes successives, elles vont devoir mettre un frein à leurs investissements.
Prônant la baisse des taxes et l’amaigrissement de l’État, le Rassemblement national avance ses pions pour les débats budgétaires avec assurance. Emmanuel Macron ayant donné au parti d’extrême droite un droit de vie ou de mort sur le gouvernement Barnier.