Une poignée de députés socialistes ont voté la censure du gouvernement, à l’inverse des insoumis, des écologistes et des communistes, qui s’y sont unanimement ralliés. Les rares frondeurs du PS disent leur malaise, et des militants rendent leur carte, sidérés par ce retour en arrière avant les élections municipales.
L’ancienne maire de Barcelone, Ada Colau, a apporté son soutien à l’insoumis François Piquemal à Toulouse. Le sociologue David Hamou revient sur l’expérience municipaliste dans la deuxième ville d’Espagne, qui inspire toujours la gauche aujourd’hui.
Pour la énième fois, le gouvernement a reçu des groupes parlementaires lundi pour « sortir de l’impasse budgétaire par le travail ». Les socialistes, seuls à gauche à y participer, se sont mis dans une position difficile en exposant leur volonté d’aboutir à un accord de non-censure.
Des organisations de gauche appellent à manifester samedi pour le peuple vénézuélien, mais les mots d’ordre varient et les cortèges sont scindés. Pour certains, la mise à distance de Maduro est nécessaire, quand d’autres exigent sa libération au nom du droit international et de la lutte prioritaire contre l’impérialisme américain.
L’ancien maire de Saint-Étienne a été incarcéré mercredi 7 janvier après sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour l’affaire dite du chantage à la sextape. Alors que la campagne des municipales démarre, nul ne sait quels effets ce scandale aura sur le scrutin de mars, et la gauche désunie fourbit ses armes.
Après avoir bafoué les principes du droit international au sujet du Venezuela, Emmanuel Macron entame une fin de mandat sous le signe du pourrissement. Au niveau national, le débat sur le budget s’oriente vers un 49-3 et la crise agricole perdure, à quelques jours d’une possible signature du Mercosur.
Unanime sur la nationalisation d’ArcelorMittal, la gauche se divise aux municipales dans le port industriel de Dunkerque. Communistes et socialistes soutiennent le maire sortant, l’ancien ministre Patrice Vergriete. Les Insoumis et les écologistes se sont alliés. Récit d’une convergence inachevée.
Codirectrice du livre « Greenbacklash. Qui veut la peau de l’écologie ? », Laure Teulières décrypte le contexte global d’offensive anti-écologique, dans lequel s’inscrivent les élections municipales de 2026. Les Écologistes feront face, selon elle, à « une construction idéologique » difficile à abattre.
En 1989, le couple de chercheurs signe un premier livre de sociologie urbaine des classes dominantes qui marque les esprits par son effet de dévoilement d’un entre-soi absolu. Trente-six ans plus tard, sa réédition montre que l’extension des « ghettos du gotha » dans le centre de Paris vient de loin.
La gauche, qui soutient la mobilisation agricole, doit composer sur le terrain avec des éléments d’extrême droite. Cette convergence de circonstance est aussi pensée comme un moyen de contester systématiquement l’idée d’une hégémonie politique du RN sur cette question.
Gronde de certains militants, électorat dérouté, brouillage idéologique : alors que l’écart se creuse au niveau national entre le Parti socialiste et La France insoumise après le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les responsables locaux peinent à recoller les morceaux.
Alors que les livres de Bardella, Zemmour ou Sarkozy cartonnent, ceux écrits par des leaders de gauche n’ont qu’une brève existence médiatique. Là où l’extrême droite mise sur la communication, la gauche a urgemment besoin d’un travail idéologique et d’un réarmement de la culture militante.