Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le 19 juin, au cours d’une audience publique, les magistrats auront à débattre du montant que l’État devra verser à Foued qui, injustement condamné dans l’affaire de Viry-Châtillon, a purgé quatre ans de prison pour rien. Son avocate dénonce la faiblesse de la proposition de l’État.
L’instruction sur les policiers auteurs de faux procès-verbaux, qui avaient conduit des innocents en prison, a été ouverte en juillet 2021. Mais ces fonctionnaires, toujours en poste, n’ont pas été auditionnés et poursuivent leur carrière sans être bloqués dans leur avancement.
La chambre de l’instruction a décidé, le mercredi 7 juin, de rouvrir l’enquête sur les violences policières commises à l’égard d’Angelina, initialement connue sous le pseudonyme de Maria. Il y a cinq ans, des policiers l’avaient gratuitement rouée de coups, lui fracassant le crâne. Certains ont été visés par les investigations mais le silence de leur hiérarchie et de leurs collègues l’a emporté. Une omerta que la justice souhaite aujourd’hui briser.
Accusés à tort d’avoir agressé des policiers près de la Grande-Borne à Viry-Châtillon en 2016, plusieurs jeunes de ce quartier populaire ont passé des années en prison pour rien. La justice a décidé de les indemniser, mais une vie saccagée ne vaut-elle que quelques dizaines de milliers d’euros ? Plusieurs avocats annoncent à Mediapart vouloir faire appel.
Elle était connue sous le pseudonyme de Maria. Mais cinq ans après avoir été rouée de coups gratuitement par des policiers à Marseille, et alors que la chambre de l’instruction décidera ce 7 juin de la possible réouverture de l’enquête la concernant, Angelina raconte pour la première fois face caméra ce qu’elle a vécu. Les séquelles sont terribles.
Des sociétés savantes ont vivement réagi à la prépublication d’une nouvelle étude de Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine. Plus de trois ans après le début de la pandémie, l’impuissance est générale : médicale, scientifique, sanitaire, judiciaire.
Des policiers de la CRS 8, une unité spéciale que Gérald Darmanin a créée en 2021 et qu’il utilise à sa main, font l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Rennes pour avoir brutalisé un manifestant. Dans une note interne, le commandant de cette compagnie ne cache pas leur esprit va-t-en-guerre. Interrogés par Mediapart, des préfets s’émeuvent du fonctionnement hyperviolent de cette compagnie.
Un policier corse à la retraite a fait valoir sa proximité avec plusieurs hauts gradés de la gendarmerie dans une enquête judiciaire concernant l’une de ses proches. Il a été mis en examen pour « trafic d’influence ». L’actuel numéro 2 de la gendarmerie d’Île-de-France est aussi rattrapé par cette affaire, que révèle Mediapart.
Le 22 avril, des milliers de manifestants se sont rassemblés contre le projet d’autoroute entre Toulouse et Castres. Tous gardaient en mémoire la violente répression policière à Sainte-Soline, un mois plus tôt. Nous avons assisté à la préparation de cette mobilisation, et en particulier aux échanges entre militants et avec la préfecture. Reportage sonore.
Le jeune homme de 17 ans affirme ne pas avoir participé aux affrontements entre jeunes et police à Doujani, dans la banlieue sud de Mamoudzou, jeudi 27 avril. Il a reçu une balle dans le mollet et a depuis été placé sous contrôle judiciaire. Il s’exprime pour la première fois auprès de Mediapart.
Le président de la République foule aux pieds les libertés, mais plus la pelouse du Stade de France. Alors que la préfecture puis les stadiers ont tenté d’empêcher les manifestations d’hostilité, il a renoncé samedi soir à saluer les joueurs sur le terrain lors de la finale de la Coupe de France, par crainte des huées et de la colère du public.
L’Observatoire parisien des libertés publiques s’est penché sur l’action de ces brigades policières motorisées depuis leur création, en mars 2019. Dans un rapport publié jeudi 13 avril, il les accuse de pratiques « intimidantes » et « virilistes », susceptibles de « dissuader » les manifestations.
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Lors d’un reportage sur les violences policières à Grenoble, un policier a perdu son sang-froid et m’a mise en joue ainsi que deux confrères, avec son lanceur de balle de défense (LBD). La scène a été enregistrée.