Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le 22 janvier, en plein cœur de Paris, un homme de 49 ans a été tué par balles par des policiers. Selon le récit des forces de l’ordre, il les aurait menacés avec une arme. Plusieurs témoins qui se trouvaient à quelques mètres de la scène ne font pas un récit identique à Mediapart.
Réagissant au limogeage de la préfète d’Indre-et-Loire, Gérald Darmanin a estimé qu’« un représentant de l’État doit être inattaquable et respectable ». Pourtant, le ministre de l’intérieur a lui-même été mis en cause. Il a maintenu ou soutenu des fonctionnaires ou personnalités parfois condamnés.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées vendredi dans le Xe arrondissement, près du lieu de l’attaque où une femme et deux hommes ont été tués par balles. Parmi les victimes : une responsable du Mouvement des femmes kurdes de France et le chanteur kurde Mîr Perwer.
Il y a un an, 27 personnes sont décédées dans le naufrage de leur embarcation en essayant de rejoindre le Royaume-Uni. Zana Mamand Mohammed a perdu son frère, Twana, 18 ans, dont le corps n’a toujours pas été retrouvé. Auditionné dans le cadre de l’enquête, il a accepté de témoigner auprès de Mediapart.
En avril 2021, des policiers de la BAC de Marseille ont brutalement interpellé un jeune couple et rédigé un procès-verbal erroné. Le 22 novembre, deux d’entre eux doivent être jugés pour les violences. Mais pas pour leurs faux écrits, un crime passible de 15 ans de prison.
La cour d’appel de Rennes a annulé, le 28 octobre, la mise en examen pour homicide involontaire de Claude d’Harcourt, l’ancien préfet de Loire-Atlantique en fonctions lors de la mort de Steve Maia Caniço, à la suite d’une intervention de police, à Nantes, en juin 2019.
Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a confirmé que le fonctionnaire parisien auteur de propos insultants à l’encontre d’une plaignante pour agression sexuelle sera radié. Une décision hors normes et qui fait grincer dans l’institution policière.
Le mouvement de contestation contre la réforme de la PJ a connu lundi un nouveau tournant, avec des rassemblements dans 35 villes, auxquels se sont joints les magistrats. À Versailles, près de deux cents d’entre eux ont dénoncé « une nouvelle atteinte à l’État de droit » et à « l’indépendance des enquêteurs et de la justice ».
Un homme a été tué par la police à la suite d’un « refus d’obtempérer » vendredi 14 octobre porte de Vincennes à Paris. Depuis le début de l’année, douze personnes sont mortes après des tirs de la police dans le cadre de tels contrôles. La question de l’usage illégitime des armes par les forces de l’ordre se pose à nouveau.
Soutenus par des procureurs et des juges, plusieurs centaines d’enquêteurs se sont rassemblés devant le siège de la police judiciaire de Paris, mardi, pour protester contre le projet de réforme du ministre de l'intérieur. Certains dénoncent le « muselage » pratiqué à l’encontre des frondeurs.
Au lendemain d’une manifestation de mécontentement des enquêteurs marseillais, le patron de la police judiciaire du sud de la France, Éric Arella, a été démis de ses fonctions. Au risque d’amplifier la fronde contre une réforme qui ne passe pas.
Treize syndicats de police ont annoncé leur rapprochement en vue des prochaines élections professionnelles. Mercredi, à la Bourse du travail de Paris, le ministre de l’intérieur s’est félicité de cette union née à l’initiative d’Alliance, une organisation très ancrée à droite.
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Lors d’un reportage sur les violences policières à Grenoble, un policier a perdu son sang-froid et m’a mise en joue ainsi que deux confrères, avec son lanceur de balle de défense (LBD). La scène a été enregistrée.