Né en 1980, deux années d'école à Marseille, deux autres à La Croix. Reporter spécialisé sur le Maghreb et le Moyen-Orient pour Mediapart depuis 2008. Auteur de quatre essais, dont La révolution confisquée, enquête sur la transition démocratique en Tunisie (Actes Sud, 2012), et un roman, La Traversée du chien (Galaade, 2014). Dernière parution : Israël-Palestine, la paix n'aura pas lieu (Don Quichotte, 2015.)
Dix ans après son accession au trône, les espoirs de justice sociale et d'ouverture politique portés par Mohammed VI ne sont plus qu'un mirage. En 2009, les condamnations à l'encontre de journalistes, blogueurs ou militants de droits de l'homme se sont multipliées. Symbole de ce durcissement, la fermeture du Journal, devenu trop encombrant pour un Palais qui s'en était servi jusque-là comme d'une vitrine démocratique. «Nous vivons une véritable poutinisation du pouvoir»:(Driss Ksikes, ancien rédacteur en chef de Tel Quel, dramaturge, directeur d'un think tank économique). Premier volet de notre enquête.
Alors que Mediapart publie le projet de loi algérien sur la «criminalisation de la colonisation française», l'historien Benjamin Stora décrypte un texte qui marque un durcissement dans les rapports entre Paris et Alger. Et remarque que «la France aime mettre en scène son amnésie sur la question du colonialisme».
Mediapart s'est procuré le projet de loi algérien relatif à «la criminalisation de la colonisation française de 1830 à 1962» que 125 députés souhaitent faire adopter par le parlement algérien. Il prévoit la création «d'un tribunal pénal algérien spécial dans le but de juger tous les criminels de guerre et les crimes contre l'humanité». Inquiet, Paris a envoyé une délégation le week-end dernier pour tenter de calmer les ardeurs algériennes.
«Aujourd'hui encore, être blanc en France conserve une signification et une portée sociales.» Pour Laurent Lévy et Michel Dreyfus, auteurs de deux livres parus fin 2009 sur la gauche face au racisme et à l'antisémitisme, le désarroi du PS et de l'extrême gauche devant ces problématiques est aujourd'hui palpable: affaire de la burqa, du voile à l'école, propos de Georges Frêche, malaise autour de la candidature NPA d'Ilham Moussaïd aux régionales... Entretien croisé.
Les Iraniens s'apprêtent à défiler en masse ce jeudi, jour du 31e anniversaire de la révolution islamique, pour crier leur volonté de changement. Plus radical et spontané, le «mouvement vert» s'est désormais largement émancipé de ses leaders, les ex-candidats Karoubi et Moussavi.
Dimanche 7 février, l'Ukraine doit choisir dimanche son président, entre le chef de l'opposition Viktor Ianoukovitch et le premier ministre Ioulia Timochenko. Que reste-t-il de l'héritage et des antagonismes de la révolution orange de 2004? Le point de vue d'Anatoli Martinovski, journaliste du quotidien Gazetta po-ukrainski.
Soupçonnés d'avoir perçu plusieurs centaines de milliers de dollars de commissions, dix dirigeants de la Sonatrach, la compagnie d'Etat de pétrole, dont son PDG, ont été placés sous mandat de dépôt. Pour Hocine Malti, ancien vice-président de la Sonatrach, il s'agirait d'une offensive des services de renseignement contre le président Bouteflika pour remettre la main sur le secteur des hydrocarbures.
«J’étais persuadé que Saddam avait des armes de destruction. Si nous ne l’avions pas détrôné, la menace serait encore pire aujourd’hui», a affirmé l'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, aux membres de la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne en 2003. À Londres, plusieurs centaines de manifestants ont demandé la comparution de Blair, «criminel de guerre», devant le tribunal de La Haye.
Une histoire dans l'Histoire, le massacre par l'armée israélienne de 275 Palestiniens de Khan Younis, au sud de Gaza, un jour de novembre 1956. Et puis, le reste, quand le Proche-Orient se fait poupée russe ; quand les histoires et tragédies des individus s'entremêlent. Publié début janvier, Gaza 1956, en marge de l'histoire, est une fresque au cœur de la bande de Gaza proposée par le célèbre reporter et auteur de bande dessinée américain, Joe Sacco. Entretien et «bonnes planches».
Premier long-métrage de la cinéaste libanaise Dima El-Horr, Chaque jour est une fêtesort en salle le 27 janvier. Entretien et extrait inédit du film commenté par la réalisatrice.
Madrid réunit à partir de jeudi 21 janvier l'ensemble des représentants palestiniens en Europe. L'Espagne veut profiter de ses six mois de présidence de l'Union européenne pour étendre son influence. Avec, pour premier objectif, les rives de la Méditerranée, que la France peine à réinvestir.
De passage en France pour assister au débat sur la Tunisie organisé mardi 19 janvier au Parlement européen, Azza Zarrad plaidera la cause de son mari, le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, emprisonné depuis 2 mois et demi, et compte désormais sur la solidarité internationale et Nicolas Sarkozy, «qui doit convaincre Ben Ali de respecter ses engagements en matière de droits de l’homme comme il s’y est engagé par le passé». Entretien.
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Chères lectrices, chers lecteurs: Depuis janvier 2008, je couvrais pour Mediapart le Maghreb et le Moyen-Orient. Une mission qui, les premières années, fut à la fois exaltante et précaire, comme le sont les débuts des aventures.
Deux des témoins clés de l'enquête publiée en avril dans Mediapart sur l'ampleur et la responsabilité des purges dans l'inefficacité des services antiterroristes turcs ont été arrêtés après la tentative de coup d'Etat en Turquie. La répression engagée par Erdogan est désormais sans limite.
Jadis soutien actif de Ben Ali lorsqu'il était président du FMI, décoré par l'ancien dictateur tunisien, DSK, apprend-on dans Le Parisien, va se pencher «au chevet de la Tunisie» et «mettre ses compétences et son immense carnet d'adresses au service de la Tunisie».
Qu’est-ce que l’islam politique ? Qui sont les Frères musulmans ? À rebours d’une approche globalisante de l’islam politique, l’ouvrage dont j’ai eu le plaisir de diriger la rédaction et qui paraît ce jour a pour objectif de montrer que les organisations issues des Frères musulmans des différents pays du Maghreb et du Moyen-Orient ne constituent pas une seule et même entité mais prennent de multiples visages, qui s’opposent parfois radicalement.