Entre 1962 et 1964, trente et un enfants de harkis ont été enterrés à même le sol sur un terrain militaire situé non loin du camp de Saint-Maurice, dans le Gard. Avant d’y être volontairement oubliés… Pour l’heure, les fouilles menées officiellement sont restées vaines.
En 1964, une soixantaine de familles de harkis ont été parquées dans une cité à l’écart de Lodève pour faire tourner ce qui allait devenir l’annexe de la manufacture de la Savonnerie de Paris, et raviver la tradition textile locale. Mais côté coulisses, l’Algérie française y a joué quelques prolongations.
Un professeur de technologie, alors en poste dans un collège de l’île, a écopé d’un mois de prison avec sursis pour des gestes violents à l’encontre d’élèves. L’institution n’a jamais jugé bon de le suspendre, même après le jugement. À l’inverse, l’enseignant qui a lancé l’alerte a fait l’objet d’un rapport pour « manque de loyauté ».
Les investigations lancées par le parquet d’Évry font suite à une plainte pour « harcèlement » visant la médiatique fondatrice de l’association, engagée contre les phénomènes de harcèlement entre élèves.
« Si Marine passe et me demande de chanter “la Marseillaise” à chaque début de cours... », s’alarme une enseignante décidée à voter contre elle au second tour. Mais chez les professeurs de gauche, après cinq ans de rapports dégradés avec Jean-Michel Blanquer, ce « vote barrage » n’est plus une évidence du tout.
Porte-parole de Marine Le Pen, Julien Sanchez tient la ville de Beaucaire (Gard) d’une main de fer depuis 2014. Mais derrière la vitrine sociale, la confusion règne en interne. Factures impayées, insultes, agents sous pression, gestion opaque... Une situation que le maire réfute.
Autoritarisme, sanctions déguisées, souffrance au travail, absence de réaction de la hiérarchie : les commissariats de police du Var se trouvent aujourd’hui dans une situation critique.
Pendant quatre semaines, Mediapart a compté les absences non remplacées au collège Albert-Camus de Neuilly-sur-Marne. Verdict : les élèves ont été privés de 15 % de leurs heures de cours. De plus en plus de parents en colère s’organisent, en Seine-Saint-Denis, pour saisir la justice.
Dans les salles des profs, le corps enseignant oscille entre colère, mépris et désespoir après les révélations de Mediapart sur la façon dont le ministre de l’éducation a géré la crise sous le soleil de l’île espagnole. Peut-être la goutte de trop.
Fondatrice de l’association Marion la main tendue, Nora Fraisse se voit reprocher par une dizaine d’anciennes bénévoles, stagiaires ou services civiques d’avoir eu un comportement toxique envers de proches collaborateurs. D’après notre enquête, l’une d’elles a déposé plainte pour « harcèlement ».
De non-remplacement en non-remplacement, les professeurs et parents d’élèves de l’école élémentaire Charles-Daviler, à Montpellier, jugent que « le contrat » éducatif n’est plus rempli. Un cas d’école symptomatique de la cacophonie ambiante, générée par le manque d’effectifs et les limites du protocole sanitaire.
Le suicide de Dinah, 14 ans, fin octobre, a rappelé les dangers du cyberharcèlement, angle mort du système scolaire. Comment désamorcer les conflits avant qu’il ne soit trop tard ? Mediapart a recueilli les témoignages de professionnels de l’éducation nationale, de parents d’élèves et de sociologues.