Yann Philippin

Diplômé de l'IEP de Grenoble et du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, j'ai démarré ma carrière en 2000 comme journaliste économique, d'abord spécialisé dans les technologies, puis les entreprises. J'ai travaillé pour le magazine Futur(e)s, comme indépendant, à l'agence Reuters, au Journal du Dimanche, puis à Libération, aux services économie puis investigation. J'ai couvert de nombreux secteurs de l'économie française (aéronautique, automobile, santé, industrie, transports...) et enquêté sur des affaires économiques (Airbus, crash du vol Rio Paris d'Air France, Mediator, accident SNCF de Brétigny, fortune belge de Bernard Arnault, affaire Qatar-Veolia...) puis politico-financières (Tapie, Dassault). Je suis le co-auteur du livre Dassault Système (Robert Laffont), avec ma consoeur de France Inter Sara Ghibaudo.

J'ai rejoint Mediapart au services enquêtes en mars 2015. Spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption, je travaille notamment sur les "leaks", ces fuites de données massives qui ont nourri les enquêtes Football Leaks ou Malta Files, publiées par Mediapart avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC).

Consulter ici ma déclaration d'intérêts.

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Ses Derniers articles

  • Brétigny: le complot de la SNCF contre les experts judiciaires

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    La SNCF a contesté lundi le nouveau rapport judiciaire qui l’accuse d’être responsable du déraillement mortel de Brétigny. Selon des écoutes consultées par Mediapart, il s’agit en fait d’une stratégie de déstabilisation décidée dès septembre 2014, qui vise à faire croire aux juges que les experts judiciaires « ne sont pas bons » afin d’éviter une contre-expertise qui risquerait d'être aussi accablante que la première.

  • Brétigny: pourquoi Guillaume Pepy doit rendre des comptes

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    Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. © Reuters Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. © Reuters

    Malgré la gravité des révélations de Mediapart sur les aiguillages « pourris » de Brétigny, la SNCF et son patron se murent dans le silence. Ses promesses de « transparence » et de « responsabilité », faites au lendemain du déraillement mortel, n'ont pas été respectées.

  • SNCF: le nouveau scandale de Brétigny

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    Le déraillement de Brétigny a fait sept morts et une trentaine de blessés le 12 juillet 2013 © Reuters Le déraillement de Brétigny a fait sept morts et une trentaine de blessés le 12 juillet 2013 © Reuters

    Selon des écoutes téléphoniques consultées par Mediapart, les aiguillages de Brétigny sont restés « pourris » et « non conformes » pendant au moins un an après le déraillement qui a fait sept morts en juillet 2013. Pour tenter de masquer cette situation catastrophique à la justice, la SNCF a essayé d'« édulcorer » un rapport interne.

  • Brétigny: un nouveau rapport judiciaire accable la SNCF

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    Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. © Reuters Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. © Reuters

    Dans leur second rapport rendu en décembre, auquel Mediapart a eu accès, les experts judiciaires confirment que l'accident ferroviaire de Brétigny a été causé par des manquements de la SNCF. C'est un coup dur pour l'entreprise publique. D'autant que des écoutes téléphoniques de ses cadres – « Les mecs de Brét, c'étaient des burnes » – fragilisent encore plus sa défense. Révélations.

  • A la recherche des actionnaires d'Uramin

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    Anne Lauvergeon lors de la remise de sa Légion d'honneur par François Hollande en 2014. © Reuters Anne Lauvergeon lors de la remise de sa Légion d'honneur par François Hollande en 2014. © Reuters

    Sous la forte incitation de la justice, la direction d’Areva s’est finalement portée partie civile dans le dossier Uramin. Des listes d’actionnaires de la société canadienne, analysées par Mediapart, montrent que tout le monde financier opaque s’est invité au banquet des grands fauves lors de l’OPA de juillet 2007. Les soupçons de corruption et de délits d’initiés prennent de plus en plus forme.

  • Hollande instaure la retraite à 70 ans pour les amis du président

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    Suite à nos révélations sur l'amendement concocté par François Hollande pour prolonger son ami Bernard Bajolet à la tête de la DGSE, l'exécutif a préféré négocier en coulisses avec la droite. Et a accepté la possibilité de prolonger jusqu'à 70 ans le mandat des patrons de 47 entreprises et organismes publics stratégiques, qui vont de l'Autorité des marchés financiers à la SNCF.

  • Hollande manœuvre pour prolonger son ami Bajolet à la tête de la DGSE

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    En vertu de la loi définissant la limite d'âge des fonctionnaires, Bernard Bajolet doit quitter la DGSE le 21 mai prochain, le jour de ses 67 ans. © Reuters En vertu de la loi définissant la limite d'âge des fonctionnaires, Bernard Bajolet doit quitter la DGSE le 21 mai prochain, le jour de ses 67 ans. © Reuters

    François Hollande a fait déposer un amendement destiné à prolonger jusqu'à la présidentielle le directeur de la DGSE bientôt frappé par la limite d'âge. Le chef de l'État a tenté de cacher qu'il voulait changer la loi pour le seul bénéfice d'un de ses proches. Le sort du patron des renseignements extérieurs sera, à partir de ce mardi, entre les mains des parlementaires.

  • L'ancien émir du Qatar est visé par une enquête pour blanchiment

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    Hamad ben Khalifa Al-Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils Tamim. © Reuters Hamad ben Khalifa Al-Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils Tamim. © Reuters

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant la société French Properties Management, qui gère la fortune de l'ancien émir du Qatar Hamad al-Thani. Selon nos informations, ce « family office » est soupçonné d'avoir validé une opération de fraude fiscale.

  • Uramin: le trouble jeu d'Areva en Namibie

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    L'exploitation du gisement namibien de Trekkopje a été suspendue par Areva en 2012, après que le groupe y a investi 835 millions d'euros © Areva L'exploitation du gisement namibien de Trekkopje a été suspendue par Areva en 2012, après que le groupe y a investi 835 millions d'euros © Areva

    Areva a gaspillé 835 millions d'euros dans un gisement d'uranium en Namibie. Le groupe nucléaire a aussi entretenu des relations ambiguës avec son principal lobbyiste sur place. Cet intermédiaire a notamment embauché le mari de la patronne Anne Lauvergeon.

  • Uramin et le mystère du yacht sud-africain

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    Le yacht Cape Arrow a été livré en avril 2011 à un mystérieux acheteur dissimulé derrière un trust irlandais © DR Le yacht Cape Arrow a été livré en avril 2011 à un mystérieux acheteur dissimulé derrière un trust irlandais © DR

    L’ancien directeur des mines du groupe nucléaire, Sébastien de Montessus, a négocié en 2010 l’achat d’un voilier de luxe à 7,5 millions d'euros pour le compte d’un intermédiaire d’Areva en Namibie et d’un financier poursuivi pour fraude fiscale. Révélations sur une transaction trouble, où l’on trouve un prince belge, un expert en sociétés offshore et un étrange contrat pétrolier au Niger.