Yann Philippin

Diplômé de l'IEP de Grenoble et du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, j'ai démarré ma carrière en 2000 comme journaliste économique, d'abord spécialisé dans les technologies, puis les entreprises. J'ai travaillé pour le magazine Futur(e)s, comme indépendant, à l'agence Reuters, au Journal du Dimanche, puis à Libération, aux services économie puis investigation. J'ai couvert de nombreux secteurs de l'économie française (aéronautique, automobile, santé, industrie, transports...) et enquêté sur des affaires économiques (Airbus, crash du vol Rio Paris d'Air France, Mediator, accident SNCF de Brétigny, fortune belge de Bernard Arnault, affaire Qatar-Veolia...) puis politico-financières (Tapie, Dassault). Je suis le co-auteur du livre Dassault Système (Robert Laffont), avec ma consoeur de France Inter Sara Ghibaudo.

J'ai rejoint Mediapart au services enquêtes en mars 2015. Spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption, je travaille notamment sur les "leaks", ces fuites de données massives qui ont nourri les enquêtes Football Leaks ou Malta Files, publiées par Mediapart avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC).

Consulter ici ma déclaration d'intérêts.

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Ses Derniers articles

  • La justice enquête sur une mystérieuse mine d'or d'Airbus au Mali

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    La mine d’or de Kodiéran est à l’arrêt depuis octobre 2013. Sa société exploitante, Wassoul’or, a déposé le bilan en août 2014. © Pearl Gold La mine d’or de Kodiéran est à l’arrêt depuis octobre 2013. Sa société exploitante, Wassoul’or, a déposé le bilan en août 2014. © Pearl Gold

    Airbus Group est cité dans une enquête judiciaire pour escroquerie sur une mine d'or malienne en dépôt de bilan, dont les actionnaires ont été ruinés. Le projet d'investissement du géant de l'aéronautique dans cette mine, dirigée par un proche du pouvoir malien, semblait destiné à dégager des fonds occultes pour faciliter l'obtention de marchés militaires dans le pays.

  • Les 12 millions d’euros d’Airbus pour le premier ministre kazakh

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    Le président Nicolas Sarkozy et son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev à l'Élysée le 27 octobre 2010, à la suite de la signature du premier accord sur la vente des hélicoptères d'Airbus Group. © Reuters Le président Nicolas Sarkozy et son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev à l'Élysée le 27 octobre 2010, à la suite de la signature du premier accord sur la vente des hélicoptères d'Airbus Group. © Reuters

    Mediapart révèle que le géant de l’aéronautique était « prêt à s’engager » à verser en 2010 une commission occulte de 12 millions d’euros destinée au premier ministre kazakh, afin de faciliter la vente de 45 hélicoptères. 

  • Le «soldat» de Serge Dassault est condamné à 15 ans de prison

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    Serge Dassault convoqué comme témoin par le tribunal n'a pas daigné se déplacer. © Reuters Serge Dassault convoqué comme témoin par le tribunal n'a pas daigné se déplacer. © Reuters

    Younès Bounouara, principal agent d’influence de Serge Dassault à Corbeil-Essonnes, a été condamné mercredi à quinze ans de réclusion pour tentative d’assassinat, soit trois années de plus que les réquisitions, au terme d'une défense très agressive. Le verdict est embarrassant pour le milliardaire et ancien maire de Corbeil. D'autant que la saga judiciaire du système Dassault est loin d'être terminée : deux autres affaires sont à venir.

  • Douze ans de prison requis pour l’homme de main de Dassault

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    Aux assises de l’Essonne, l’avocat général a requis douze ans de prison contre Younès Bounouara, pilier du système Dassault à Corbeil, jugé pour tentative d’assassinat contre un boxeur qui avait piégé le milliardaire. La défense a contesté la préméditation.

  • Système Dassault: le procès de la peur

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    Au procès de l'homme de main de Serge Dassault pour tentative d'assassinat, on ne parle que de peur, de racket et de loi du silence, à cause des fonds déversés par l'avionneur dans les cités de Corbeil. L'accusé mise sur ce contexte pour se poser en victime.

  • «Ça mérite la mort de balancer le système Dassault?»

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    Pour comprendre pourquoi l'agent d'influence de Serge Dassault à Corbeil a tiré sur un boxeur, la cour d'assises d'Évry s'est penchée sur les soupçons d'achat de votes dans le fief de l'avionneur. L'histoire d'un milliardaire devenu « poule aux œufs d'or » et dont les largesses dans les cités ont provoqué un engrenage infernal.

  • Uramin: la justice demande des comptes à Lauvergeon

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     © Reuters © Reuters

    Quand Areva a-t-il su que les gisements d’Uramin, achetés 2,5 milliards de dollars en 2007, étaient inexploitables ? Au moins deux ans avant que le groupe n’en fasse l’aveu, selon les documents que Mediapart a pu consulter. Entendue par les juges vendredi 13 mai, Anne Lauvergeon a été mise en examen pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations. Elle a été placée sous statut de témoin assisté pour le chef d'abus de pouvoir.

  • Serge Dassault sèche le procès de son homme de main

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    L’avionneur et ancien maire de Corbeil-Essonnes a prétexté un voyage à l’étranger pour ne pas honorer la convocation de la cour d’assises de l’Essonne, qui juge son principal homme de main à Corbeil pour tentative d’assassinat sur fond d’achats de voix.

  • Le système Dassault arrive devant les assises de l'Essonne

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    Serge Dassault, 90 ans, patron du groupe Dassault, sénateur LR et ancien maire de Corbeil-Essonnes (1995-2009) © Reuters Serge Dassault, 90 ans, patron du groupe Dassault, sénateur LR et ancien maire de Corbeil-Essonnes (1995-2009) © Reuters

    Un homme de main de Serge Dassault est jugé à partir du 10 mai à Évry (Essonne) pour tentative d’assassinat sur un boxeur qui avait piégé le milliardaire au sujet de la corruption électorale présumée à Corbeil-Essonnes. Le « système » mis en place par l’ancien maire et sénateur LR, convoqué comme témoin, sera au cœur des débats.

  • Brétigny: des victimes réclament une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui

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    Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. © Reuters Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. © Reuters

    Quinze victimes de l’accident de Brétigny ont officiellement demandé à la justice l’ouverture d’une seconde enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », qui pourrait remonter jusqu'au président de la SNCF, Guillaume Pepy. Cette démarche fait suite aux révélations de Mediapart sur le fait que la SNCF a laissé rouler, pendant l'année qui a suivi le drame, 350 trains par jour sur des aiguillages « pourris » et « non conformes ».