Yann Philippin

Diplômé de l'IEP de Grenoble et du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, j'ai démarré ma carrière en 2000 comme journaliste économique, d'abord spécialisé dans les technologies, puis les entreprises. J'ai travaillé pour le magazine Futur(e)s, comme indépendant, à l'agence Reuters, au Journal du Dimanche, puis à Libération, aux services économie puis investigation. J'ai couvert de nombreux secteurs de l'économie française (aéronautique, automobile, santé, industrie, transports...) et enquêté sur des affaires économiques (Airbus, crash du vol Rio Paris d'Air France, Mediator, accident SNCF de Brétigny, fortune belge de Bernard Arnault, affaire Qatar-Veolia...) puis politico-financières (Tapie, Dassault). Je suis le co-auteur du livre Dassault Système (Robert Laffont), avec ma consoeur de France Inter Sara Ghibaudo.

J'ai rejoint Mediapart au services enquêtes en mars 2015. Spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption, je travaille notamment sur les "leaks", ces fuites de données massives qui ont nourri les enquêtes Football Leaks ou Malta Files, publiées par Mediapart avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC).

Consulter ici ma déclaration d'intérêts.

Voir ses activités dans le club

Ses Derniers articles

  • A la recherche des actionnaires d'Uramin

    Par et
    Anne Lauvergeon lors de la remise de sa Légion d'honneur par François Hollande en 2014. © Reuters Anne Lauvergeon lors de la remise de sa Légion d'honneur par François Hollande en 2014. © Reuters

    Sous la forte incitation de la justice, la direction d’Areva s’est finalement portée partie civile dans le dossier Uramin. Des listes d’actionnaires de la société canadienne, analysées par Mediapart, montrent que tout le monde financier opaque s’est invité au banquet des grands fauves lors de l’OPA de juillet 2007. Les soupçons de corruption et de délits d’initiés prennent de plus en plus forme.

  • Hollande instaure la retraite à 70 ans pour les amis du président

    Par

    Suite à nos révélations sur l'amendement concocté par François Hollande pour prolonger son ami Bernard Bajolet à la tête de la DGSE, l'exécutif a préféré négocier en coulisses avec la droite. Et a accepté la possibilité de prolonger jusqu'à 70 ans le mandat des patrons de 47 entreprises et organismes publics stratégiques, qui vont de l'Autorité des marchés financiers à la SNCF.

  • Hollande manœuvre pour prolonger son ami Bajolet à la tête de la DGSE

    Par
    En vertu de la loi définissant la limite d'âge des fonctionnaires, Bernard Bajolet doit quitter la DGSE le 21 mai prochain, le jour de ses 67 ans. © Reuters En vertu de la loi définissant la limite d'âge des fonctionnaires, Bernard Bajolet doit quitter la DGSE le 21 mai prochain, le jour de ses 67 ans. © Reuters

    François Hollande a fait déposer un amendement destiné à prolonger jusqu'à la présidentielle le directeur de la DGSE bientôt frappé par la limite d'âge. Le chef de l'État a tenté de cacher qu'il voulait changer la loi pour le seul bénéfice d'un de ses proches. Le sort du patron des renseignements extérieurs sera, à partir de ce mardi, entre les mains des parlementaires.

  • L'ancien émir du Qatar est visé par une enquête pour blanchiment

    Par
    Hamad ben Khalifa Al-Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils Tamim. © Reuters Hamad ben Khalifa Al-Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils Tamim. © Reuters

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant la société French Properties Management, qui gère la fortune de l'ancien émir du Qatar Hamad al-Thani. Selon nos informations, ce « family office » est soupçonné d'avoir validé une opération de fraude fiscale.

  • Uramin: le trouble jeu d'Areva en Namibie

    Par
    L'exploitation du gisement namibien de Trekkopje a été suspendue par Areva en 2012, après que le groupe y a investi 835 millions d'euros © Areva L'exploitation du gisement namibien de Trekkopje a été suspendue par Areva en 2012, après que le groupe y a investi 835 millions d'euros © Areva

    Areva a gaspillé 835 millions d'euros dans un gisement d'uranium en Namibie. Le groupe nucléaire a aussi entretenu des relations ambiguës avec son principal lobbyiste sur place. Cet intermédiaire a notamment embauché le mari de la patronne Anne Lauvergeon.

  • Uramin et le mystère du yacht sud-africain

    Par
    Le yacht Cape Arrow a été livré en avril 2011 à un mystérieux acheteur dissimulé derrière un trust irlandais © DR Le yacht Cape Arrow a été livré en avril 2011 à un mystérieux acheteur dissimulé derrière un trust irlandais © DR

    L’ancien directeur des mines du groupe nucléaire, Sébastien de Montessus, a négocié en 2010 l’achat d’un voilier de luxe à 7,5 millions d'euros pour le compte d’un intermédiaire d’Areva en Namibie et d’un financier poursuivi pour fraude fiscale. Révélations sur une transaction trouble, où l’on trouve un prince belge, un expert en sociétés offshore et un étrange contrat pétrolier au Niger.

  • Le Qatar est de nouveau dans le viseur de la justice anticorruption

    Par
    Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils. © Reuters Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils. © Reuters

    Une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence a été ouverte au sujet du rachat du Vista Palace, un luxueux cinq étoiles de la Côte d'Azur, par l'ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani. L'ancien propriétaire affirme avoir été spolié lors du redressement judiciaire de l'hôtel. Mediapart révèle un document montrant que l'ex-émir était intéressé par un rachat à 250 millions d'euros, avant d'obtenir le palace pour dix fois moins cher à la barre du tribunal.

  • Tapie ruiné, la Sarkozie en danger

    Par et
    Bernard Tapie. © Reuters Bernard Tapie. © Reuters

    La cour d'appel de Paris a condamné Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros qu'il avait touchés à la suite de l'arbitrage frauduleux dans l'affaire de la revente d'Adidas au Crédit lyonnais. L'homme d'affaires, qui peut encore se pourvoir en cassation, se retrouve donc ruiné, même si l’État va devoir batailler pour récupérer l'argent. Dans le même temps, l'enquête pénale, qui est sur le point d'être bouclée, menace plusieurs proches de Nicolas Sarkozy.

  • Comment Woerth a fait un cadeau de 58 millions à Tapie

    Par et

    L'enquête judiciaire sur l'arbitrage Adidas a révélé qu'Éric Woerth avait accordé un gigantesque cadeau fiscal de 58 millions d'euros à Bernard Tapie. Mediapart, qui a eu accès au dossier judiciaire ainsi qu'à la récente audition de l'ancien ministre du budget, raconte les coulisses de ce scandale d'État, au fil duquel plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont cherché à tordre le bras de l'administration des impôts.

  • Corse: un haut fonctionnaire attaque le système Giacobbi

    Paul Giacobbi, député PRG et président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) © Reuters Paul Giacobbi, député PRG et président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) © Reuters

    Le parquet de Bastia vient d'ouvrir une enquête préliminaire à la suite d'une plainte de l'ancien directeur de l'Office de l'environnement de la Corse. Il affirme qu'il a été renvoyé car il a refusé d'avantager un entrepreneur proche de Paul Giacobbi, président de la Collectivité territoriale de Corse, et parce qu'il n'a pas voulu procéder à une quarantaine d'embauches de complaisance peu après les élections de 2010 qui ont porté Giacobbi au pouvoir.