Yann Philippin

Diplômé de l'IEP de Grenoble et du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, j'ai démarré ma carrière en 2000 comme journaliste économique, d'abord spécialisé dans les technologies, puis les entreprises. J'ai travaillé pour le magazine Futur(e)s, comme indépendant, à l'agence Reuters, au Journal du Dimanche, puis à Libération, aux services économie puis investigation. J'ai couvert de nombreux secteurs de l'économie française (aéronautique, automobile, santé, industrie, transports...) et enquêté sur des affaires économiques (Airbus, crash du vol Rio Paris d'Air France, Mediator, accident SNCF de Brétigny, fortune belge de Bernard Arnault, affaire Qatar-Veolia...) puis politico-financières (Tapie, Dassault). Je suis le co-auteur du livre Dassault Système (Robert Laffont), avec ma consoeur de France Inter Sara Ghibaudo.

J'ai rejoint Mediapart au services enquêtes en mars 2015. Spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption, je travaille notamment sur les "leaks", ces fuites de données massives qui ont nourri les enquêtes Football Leaks ou Malta Files, publiées par Mediapart avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC).

Consulter ici ma déclaration d'intérêts.

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Ses Derniers articles

  • Le Qatar est de nouveau dans le viseur de la justice anticorruption

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    Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils. © Reuters Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils. © Reuters

    Une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence a été ouverte au sujet du rachat du Vista Palace, un luxueux cinq étoiles de la Côte d'Azur, par l'ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani. L'ancien propriétaire affirme avoir été spolié lors du redressement judiciaire de l'hôtel. Mediapart révèle un document montrant que l'ex-émir était intéressé par un rachat à 250 millions d'euros, avant d'obtenir le palace pour dix fois moins cher à la barre du tribunal.

  • Tapie ruiné, la Sarkozie en danger

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    Bernard Tapie. © Reuters Bernard Tapie. © Reuters

    La cour d'appel de Paris a condamné Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros qu'il avait touchés à la suite de l'arbitrage frauduleux dans l'affaire de la revente d'Adidas au Crédit lyonnais. L'homme d'affaires, qui peut encore se pourvoir en cassation, se retrouve donc ruiné, même si l’État va devoir batailler pour récupérer l'argent. Dans le même temps, l'enquête pénale, qui est sur le point d'être bouclée, menace plusieurs proches de Nicolas Sarkozy.

  • Comment Woerth a fait un cadeau de 58 millions à Tapie

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    L'enquête judiciaire sur l'arbitrage Adidas a révélé qu'Éric Woerth avait accordé un gigantesque cadeau fiscal de 58 millions d'euros à Bernard Tapie. Mediapart, qui a eu accès au dossier judiciaire ainsi qu'à la récente audition de l'ancien ministre du budget, raconte les coulisses de ce scandale d'État, au fil duquel plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont cherché à tordre le bras de l'administration des impôts.

  • Corse: un haut fonctionnaire attaque le système Giacobbi

    Paul Giacobbi, député PRG et président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) © Reuters Paul Giacobbi, député PRG et président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) © Reuters

    Le parquet de Bastia vient d'ouvrir une enquête préliminaire à la suite d'une plainte de l'ancien directeur de l'Office de l'environnement de la Corse. Il affirme qu'il a été renvoyé car il a refusé d'avantager un entrepreneur proche de Paul Giacobbi, président de la Collectivité territoriale de Corse, et parce qu'il n'a pas voulu procéder à une quarantaine d'embauches de complaisance peu après les élections de 2010 qui ont porté Giacobbi au pouvoir.

  • Comment la DGSI a raté Ismaël Mostefaï, l'un des kamikazes du Bataclan

    Un survivant du Bataclan, après l'assaut des forces de l'ordre © Reuters Un survivant du Bataclan, après l'assaut des forces de l'ordre © Reuters

    Les services secrets savaient dès 2009 qu'Ismaël Mostefaï, l’un des kamikazes du Bataclan, s’était radicalisé à Chartres, dans un groupe dirigé par un vétéran du djihad, cerveau d'un attentat au Maroc en 1994. Au printemps 2014, la DGSI a perdu la trace de Mostefaï après l'avoir repéré à Chartres, quelques mois après son probable retour de Syrie. Il avait franchi la frontière turque le même jour qu'un autre kamikaze du Bataclan, Samy Amimour.

  • Paris en silence

    « Fluctuat Nec Mergitur ». « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ». Devise de la mairie de Paris. « Fluctuat Nec Mergitur ». « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ». Devise de la mairie de Paris.

    Dans le XIe arrondissement meurtri, on se marie, on donne son sang, on se recueille devant le Bataclan. Place de la République, la police demande aux passants de se disperser. Les métros sont vides. À Saint-Denis, on redoute que les musulmans ne paient cher ce vendredi si funeste. C'est Paris, le jour d'après.

  • Rachat du Royal Monceau: les circuits offshore d'une affaire hors norme

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    Le palace Royal Monceau à Paris © DR Le palace Royal Monceau à Paris © DR

    Visé par une enquête pour fraude fiscale, l'homme d'affaires Alexandre Allard est soupçonné d'avoir dissimulé au fisc 67 millions de commissions versées par le Qatar lors d'une opération de portage du palace parisien Royal Monceau, avec la complicité de la banque suisse Reyl, qui a hébergé le compte caché de Jérôme Cahuzac. Révélations sur un montage financier hors norme, élaboré entre Guernesey, les îles Vierges et le Luxembourg.

  • Puteaux: «Où sont les lingots d'or, Madame la maire?»

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    Joëlle Ceccaldi-Raynaud (écharpe verte), vue de la tribune du public au conseil municipal de Puteaux © Yann Philippin Joëlle Ceccaldi-Raynaud (écharpe verte), vue de la tribune du public au conseil municipal de Puteaux © Yann Philippin

    Au terme d'un conseil municipal de six heures, la maire de Puteaux a fini par démentir en deux phrases l'affaire du retrait des 102 lingots d'or révélée par Mediapart. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a indiqué avoir déposé deux plaintes contre nous.

  • Puteaux: après les lingots, les arrangements avec l'ISF de Joëlle Ceccaldi-Raynaud

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    La maire LR de Puteaux a sous-évalué pendant des années la valeur de sa maison pour réduire le montant de son impôt de solidarité sur la fortune. Après nos révélations sur ses lingots d'or, Joëlle Ceccaldi a été lâchée par Nicolas Sarkozy et a perdu sa place aux régionales.

  • Les liaisons dangereuses d'Alain Afflelou

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    Alain Afflelou, président et fondateur du réseau d'opticiens qui porte son nom. © Reuters Alain Afflelou, président et fondateur du réseau d'opticiens qui porte son nom. © Reuters

    Ami et financier du corrupteur présumé du marché du chauffage de La Défense, Alain Afflelou est soupçonné d'avoir reçu, en échange d'un prêt, des commissions occultes et des versements en faveur du club de foot de l'US Créteil, qu'il présidait à l'époque. L'opticien dément et assure qu'il ignorait que son ami détournait de l'argent de sa belle-famille.