Estevan Oriol, la vie bien réelle des anges

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Loin du ciel toujours bleu saturé de Los Angeles, loin des clichés hollywoodiens, Estevan Oriol photographie en noir et blanc la streetlife, faite de gangs, de tatouages, de prison, de low riders, de femmes, de musique et de débrouille.

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A l'avant-bras gauche, une femme heureuse. A l'avant-bras droit, la même qui pleure. «Good Times & Bad Times» en surtitre. Ces deux tatouages à l'encre noire annoncent la couleur. Hommage à Led Zeppelin, «ils représentent la vie, la merde de tous les jours. Parfois t'es heureux et parfois tout part en couille. Rien à foutre, on ne peut pas être parfait, il faut faire avec». Ce pourrait être l'épitaphe de l'œuvre de Estevan Oriol, hommage photographique aux gangs latinos, aux femmes, à la musique et à la débrouille.