Le christianisme minéral et massif de Philippe Le Guillou

Par Sophie Rostain

Est-il possible pour un croyant de partager sa foi ? Comment faire saisir à l’autre l’intensité d’une conviction, d’une grâce ? Philippe Le Guillou, chrétien catholique apostolique et romain, s’y essaie dans La Pierre et le vent, récit paru, hasards de l’édition, en mars dernier, quelques semaines avant l’incendie le 15 avril de Notre-Dame de Paris, qui a secoué croyants, agnostiques et athées.

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La Pierre et le vent (éditions Tallandier) est une commande de son éditeur qui désirait que Philippe Le Guillou écrivît son « Ce que je crois ». Commande spéciale, démarche spéciale : ce credo n’a pas été écrit stylo en main mais enregistré sur un téléphone portable. Le savoir ne change pas grand-chose bien sûr. Ou alors si et, le lisant, on a parfois l’impression d’être aux côtés de l’écrivain, marchant dans les rues de Paris, Morlaix, Le Faou, sur les chemins de sa Bretagne natale, arpentant le monde et son enfance, revivant son entrée dans l’âge d’homme.