L'envers des data centers (3/3) : « Je rêve d’un fournisseur d’emails qui soit comme l’épicerie du coin »

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Massives, mondiales et en plein essor, les infrastructures matérielles d’Internet restent pourtant quasi invisibles. Pour le journaliste Andrew Blum, le public doit exercer son droit à connaître ces coulisses car s’y décide le sort de ses données personnelles.

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À l’été 2012, sort aux États-Unis un livre au titre trompeur : Tubes : voyage au centre d’Internet. Geeks et internautes les plus dévoués le savent : Internet n’a pas de cœur. Par contre, il a bien ses tubes, ses câbles, ses échangeurs, ses salles de machines et ses fermes de serveurs. Dans son enquête-récit écrit à la première personne, où il se met en scène en profane sidéré par ce qu’il découvre, le journaliste Andrew Blum décrit à quoi ressemblent les structures matérielles du réseau mondial : des hangars en périphérie des villes, des câbles qui passent sous les océans et débouchent au sous-sol de multinationales des télécommunications, des salles d’ordinateurs où l’on suit les routes de communication comme un trader surveille les cours de la bourse. Mediapart l’a interrogé sur la machinerie du web et les couches de secret qui l’entourent.

Pourquoi les data centers, les câbles sous-marins et plus généralement la structure matérielle d’Internet sont-ils invisibles ?