«Capital et idéologie» de Thomas Piketty: la propriété, c’est le mal

Du haut des 1 200 pages de son dernier ouvrage, Piketty fracasse le débat public et politique, en explorant des voies pour « dépasser le capitalisme ». Mais comment mettre en œuvre ces propositions radicales visant à redéfinir la notion même de propriété ? Et suffiraient-elles à détruire les piliers de l’hyper-capitalisme contemporain ?

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Il est plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme. » C’est à rien de moins que faire mentir la fameuse sentence du philosophe américain Fredric Jameson que s’attelle Thomas Piketty dans son dernier ouvrage, qui entend fournir des outils pour « dépasser le capitalisme » en sortant d’une glaciation idéologique catalysée par les échecs du soviétisme réel.