L’univers dans un mouchoir de poche

Par Maurice Mourier (En attendant Nadeau)

Lumière d’été, puis vient la nuit, de Jón Kalman Stefánsson, ressemble à une chronique d’existences villageoises, en Islande, aujourd’hui. Mais par la voix d’un narrateur qui conte ces histoires, incarnant une sorte de chœur qui annonce, commente, s’étonne, s’amuse.

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Récit unique, au sujet sans limites : la vie, l’amour, la mort, tout simplement. Et, comme il arrive aussi, tout naturellement, dans la vie, bien que le pessimisme brutal de l’épisode ultime assomme le narrateur et accable le lecteur, on ne saurait longtemps se révolter contre l’évidence : la mort, pour solde de tout compte, l’emporte à la fin et entraîne avec elle l’amour vers le néant.