Guédiguian et les Dardenne: trois réalistes sur la Croisette

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Comment filmer les pauvres ? Cannes a donné deux réponses, ce samedi. A “Un certain regard”, celle de Robert Guédiguian, avec Les Neiges du Kilimandjaro. En compétition officielle, celle de Jean-Pierre et Luc Dardenne, avec Le Gamin au vélo. Une réponse par le vide, l'autre par le plein. Mais le vide et le plein ne sont peut-être pas où l'on croit.

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Le nom de Robert Guédiguian est sorti de la confidentialité en 1995, avec A la vie, à la mort ! : ce n'était pas son premier film, mais les choses pour lui ont décollé à ce moment-là. Ont suivi Marius et Jeannette, A l'attaque !, une bonne dizaine de titres jusqu'aux Neiges d'aujourd'hui. Les noms de Jean-Pierre et Luc Dardenne sont apparus en 1996, avec la présentation à la Quinzaine des réalisateurs de La Promesse : ce n'était pas leur premier film, mais c'est celui qui les a fait connaître. Deux palmes d'or ont suivi, une pour chacun, la première pour Rosetta en 1999, la deuxième pour L'Enfant en 2005.