Comment l'extrême droite européenne domine les réseaux sociaux

Pourquoi l’Alternative pour l’Allemagne (AFD) compte-t-elle plus de fans sur Facebook que les deux principaux partis allemands, CDU et SPD, réunis, pendant que Marine Le Pen aligne le plus grand nombre d’abonnés sur Twitter ? Entretien avec Johannes Hillje, consultant politique, ancien directeur de la campagne des Verts allemands pour les européennes de 2014.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.-  L’Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD) convie ce samedi 21 janvier à Coblence de nombreux responsables de l'extrême droite européenne, dont Marine Le Pen, le Néerlandais Geert Wilders ou encore l'Italien Matteo Salvini, de la Ligue du Nord. Une rencontre dont ont été exclus plusieurs grands médias allemands, comme l'hebdomadaire Der Spiegel, le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung ou encore les chaînes de télévision publiques, suscitant une vague de protestations. Illustration de la stratégie provocatrice de la formation, qui compte plus de fans sur Facebook que les deux principaux partis allemands, CDU et SPD, réunis – pendant que Marine Le Pen, en France, aligne le plus grand nombre d’abonnés sur Twitter. Quelles stratégies et méthodes expliquent le développement d’un véritable « écosystème » populiste sur les réseaux sociaux ? Et comment peut-on réagir ? 

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