Un fémur de 45 000 ans bouscule l'histoire de l'homme moderne en Europe

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À partir de l'ADN d'un fémur fossile de 45 000 ans, des paléogénéticiens ont établi le plus ancien génome d'Homo sapiens connu à ce jour. Ce génome montre qu'il a fallu au moins deux vagues de peuplement pour que les hommes modernes remplacent les Néandertaliens en Europe.

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Le fémur d’un chasseur-cueilleur qui vivait il y a 45 000 ans, retrouvé par hasard près du village sibérien d’Ust’-Ishim, ouvre un nouveau chapitre dans la saga de l’homme moderne en Europe. Ce fémur est le fossile d’Homo sapiens le plus ancien retrouvé hors d’Afrique et du Proche-Orient pour lequel on dispose d’une datation directe. Le groupe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck de Leipzig, a séquencé son ADN, obtenant le plus ancien génome d’homme moderne connu à ce jour, dont l’analyse est publiée dans Nature du 23 octobre.