Dieu joue bien aux dés, tout compte fait

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Décrié par les plus grands savants, de Laplace à Einstein, le hasard est pourtant le mode d'explication principal de nombreux phénomènes fondamentaux. Le physicien Hubert Krivine le réhabilite dans un étonnant Petit traité de hasardologie.

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Le hasard a mauvaise réputation. Il est synonyme d’ignorance, d’incertitude, de risque. En anglais, il devient hazard, danger. Lorsqu’il tourne bien, on lui dénie son caractère de hasard : les gagnants du Loto ont tenté leur chance. Tous les lecteurs de Marivaux le savent, l’amour n’est pas un jeu de hasard. « Deux âmes ne se rencontrent pas par hasard », insiste Borges. Bref, le hasard n’aurait de place que dans un univers de brutes incultes et de mécréants, un monde sans Dieu ni Providence pour veiller au bon ordre de chaque chose…