Petits salaires et luttes collectives

À moins de six mois de l’élection présidentielle, la question n’est pas au centre des débats. Pourtant, partout en France, des salariés se battent pour faire augmenter leur rémunération, qui reste trop souvent proche du Smic. Reportages en usine et en entreprise.

Petits salaires et gros dividendes : les gilets bleus de Decathlon se mobilisent

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En CDI, Ludovic Cappelle touche 1 660 euros par mois, toutes primes comprises. © KZ En CDI, Ludovic Cappelle touche 1 660 euros par mois, toutes primes comprises. © KZ

Alors que le gouvernement cherche à protéger les entreprises des revendications salariales avec l’« indemnité inflation » accordée aux travailleurs gagnant moins de 2 000 euros, des salariés de Decathlon ont décidé de compter sur leurs propres forces. Dans le nord de la France, certains d’entre eux ont entamé un bras de fer avec leur direction pour obtenir des augmentations salariales durables.

Deux mois de grève à Grigny, l’usine Bergams coule, ses salariés avec

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 © KZ © KZ

Le tribunal de commerce d’Évry devrait statuer, le vendredi 12 novembre, sur la liquidation judiciaire de Bergams, spécialisée dans la confection de sandwichs et de salades. À Grigny, l’usine est bloquée et les ouvriers réclament toujours de meilleures conditions de travail et un salaire décent.

À Labeyrie, quatre semaines de grève pour de meilleurs salaires

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Devant l'usine de Saint-Geours-de-Maremne dans les Landes. © DR Devant l'usine de Saint-Geours-de-Maremne dans les Landes. © DR

Des centaines d’ouvriers des usines du groupe agroalimentaire étaient récemment en grève. Ils n’ont obtenu qu’une revalorisation de 2,25 %, quand les prix à la consommation ont augmenté de 2,6 % l’an passé.

Leroy Merlin, des bénéfices records et des salariés en lutte pour 80 euros

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Romain Coussin, salarié de lʼentrepôt et délégué syndical central CGT à Leroy Merlin, pose devant les traditionnelles merguez de la CGT. Malgré la tentative d'immolation de leur collègue il y a quelques jours, les grévistes tentent de garder le moral, à grand renfort de pop et de rap crachés par une sono branchée dès le petit matin. Romain Coussin, salarié de lʼentrepôt et délégué syndical central CGT à Leroy Merlin, pose devant les traditionnelles merguez de la CGT. Malgré la tentative d'immolation de leur collègue il y a quelques jours, les grévistes tentent de garder le moral, à grand renfort de pop et de rap crachés par une sono branchée dès le petit matin.


Depuis le 17 novembre, une cinquantaine de salariés de Leroy Merlin bloquent l’entrepôt de Valence, dans le cadre d’une grève inédite sur plusieurs sites de l’enseigne de bricolage. Salariés des magasins et des
entrepôts réclament des augmentations et un meilleur partage des bénéfices.