Espagne: l’enjeu des législatives

Favori des législatives dimanche en Espagne, le socialiste Pedro Sánchez va-t-il réussir à construire une majorité pour rester au pouvoir ? En face, un « bloc des trois droites » se dessine autour du Parti populaire, allié à Ciudadanos et l’extrême droite de Vox. Les incertitudes sont nombreuses. Nos articles et reportages.

Espagne: les socialistes bien partis pour rester au gouvernement

Par
Pedro Sanchez avec son épouse, après sa victoire dimanche 28 avril 2019. © Reuters / Sergio Perez. Pedro Sanchez avec son épouse, après sa victoire dimanche 28 avril 2019. © Reuters / Sergio Perez.

Le socialiste Pedro Sánchez a réussi son coup, en remportant haut la main les législatives du 28 avril qu’il avait lui-même convoquées. Le parti d’extrême droite Vox fait son entrée au Parlement, mais le « bloc des trois droites » reste très en deçà de la majorité absolue.

L’extrême droite de Vox chasse sur les terres rurales et délaissées de l’Espagne

Par
megabloc-vox

Le résultat de Vox, parti d’extrême droite surgi en 2013, est la grande inconnue des législatives espagnoles du 28 avril. Reportage en Aragon, sur ces terres éloignées des grands centres urbains, où Vox et son leader, Santiago Abascal, espèrent réaliser de gros scores.

Espagne: des élections indécises, marquées par une radicalisation des droites

Par
Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant d'en haut à gauche: Pablo Casado, Pedro Sanchez, Pablo Iglesias et Albert Rivera. Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant d'en haut à gauche: Pablo Casado, Pedro Sanchez, Pablo Iglesias et Albert Rivera.

Favori des législatives dimanche en Espagne, le socialiste Pedro Sánchez parviendra-t-il à construire une majorité pour rester au pouvoir ? En face, un « bloc des trois droites » se dessine autour du Parti populaire, allié à Ciudadanos et l’extrême droite de Vox. Les incertitudes sont nombreuses.

Aux sources de la crise de Podemos

Par
Íñigo Errejón et Pablo Iglesias. © Juan Medina/Reuters Íñigo Errejón et Pablo Iglesias. © Juan Medina/Reuters

Des élections anticipées auront lieu le 28 avril en Espagne. Podemos affrontera ce scrutin en pleine crise interne. Pour comprendre les ressorts de la rupture entre Pablo Iglesias (son dirigeant) et Íñigo Errejón (l’ex-numéro deux), Mediapart a interrogé quatre spécialistes.

Pourquoi les Moudjahidine du peuple ont financé Vox

Par et

L’organisation d’opposition armée, qui vient de l’extrême gauche iranienne, a largement financé le parti d’extrême droite Vox à ses débuts. Itinéraire d’une formation prête à tout pour arriver au pouvoir.

Espagne: «Dimanche, mon bourreau Billy el Niño votera pour Vox»

Par Fabien Palem

Entre 1969 et 1976, Chato a été détenu dans les geôles de Franco et torturé par Billy el Niño, aujourd'hui son voisin. Il est sûr qu'il votera pour l’extrême droite, parce qu’il est « idiot ». Alors que les « plus stratèges voteront pour ceux qui les ont couverts, les socialistes et le Parti populaire ».

La justice espagnole enquête sur une «police politique» aux ordres de la droite

Par
Pablo Iglesias le 24 juin 2016 à Madrid, aux côtés d'Íñigo Errejón (en bleu), Mònica Oltra (en orange) et Alberto Garzón (deuxième en partant de la droite). © Reuters / Andrea Comas Pablo Iglesias le 24 juin 2016 à Madrid, aux côtés d'Íñigo Errejón (en bleu), Mònica Oltra (en orange) et Alberto Garzón (deuxième en partant de la droite). © Reuters / Andrea Comas

La justice espagnole enquête sur les agissements d’une « brigade patriotique » visant à décrédibiliser, de 2012 à 2016, les opposants politiques à la droite de Mariano Rajoy alors au pouvoir. Pour Pablo Iglesias (Podemos), ces « égouts d’État » fonctionnent encore.

Manuel Borja-Villel (Reina Sofia): «L’idée d’Europe n’existait pas avant la conquête de l’Amérique»

Par
Manuel Borja-Villel © Reina Sofia Manuel Borja-Villel © Reina Sofia

À la tête du musée Reina Sofia à Madrid, l’un des centres culturels les plus stimulants d’Europe, Manuel Borja-Villel analyse la poussée de l’extrême droite en Espagne et sur tout le continent : « Néolibéralisme et nationalisme de droite s’alimentent », s’inquiète-t-il dans un entretien à Mediapart, avant de plaider pour « décoloniser notre pensée » sur l’Europe.