Des Cambodgiens à Paris pour demander des comptes à Bolloré

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Onze représentants de l’ethnie bunong étaient présents en France pour une audience au tribunal de Nanterre. Quatre-vingts cultivateurs poursuivent le groupe Bolloré et ses filiales, les accusant d’avoir accaparé leurs terres ancestrales. À l’aide de documents inédits, ils soutiennent que, contrairement à ses affirmations répétées, le groupe a directement géré ses plantations depuis son siège de Puteaux.

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Dans le cadre étriqué de la petite salle d’audience du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), l’agitation de ce mardi 1er octobre au matin agace. « On n’est pas au cirque », lance la présidente de l’audience, avant de se reprendre et de traiter avec prévenance tous les présents qui s’entassent dans la pièce aux airs de banale salle de réunion. Venus pour assister à ce qu’ils pensaient être une courte audience de procédure, les défenseurs de la société Bolloré, de sa filiale la Compagnie du Cambodge et de son « partenaire » Socfin, ont plus de mal à masquer leur exaspération face au happening se déroulant sous leurs yeux.