Médias: la réforme qui ne règle presque rien

Par

Pétrie de bonnes intentions, la proposition de loi de Patrick Bloche (PS) pour « la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias » ne prévoit toutefois que d'infimes avancées, trop timides pour contrarier la mainmise de quelques milliardaires sur tous les grands médias. Seul progrès notable : le secret des sources des journalistes serait mieux protégé.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est une réforme qui affiche une noble ambition : renforcer « la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ». Mais c’est une proposition de loi qui a toutes les chances de n’avoir aucun effet ou presque. Ne prévoyant que des mesures cosmétiques qui n’auront guère d’effets concrets – hormis dans le cas du secret des sources des journalistes –, la proposition de loi dont l’initiateur est le président (PS) de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Patrick Bloche, rate largement sa cible : elle ne répond en rien au séisme que vivent les journaux français, croqués les uns après les autres par une poignée de milliardaires, dont la presse n’est pas le métier.