Sous pression, Juncker fait volte-face sur l’accord avec le Canada

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C’est une victoire pour Paris et Berlin : la Commission européenne a finalement accepté que l’accord de libre-échange avec le Canada ne soit ratifié qu’après la validation de l’ensemble des parlements nationaux. Désormais, c’est sur le fond d’un texte contesté par les ONG que le débat va s’engager.

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La Commission de Bruxelles a fini par renoncer, in extremis, à aller au clash avec le couple franco-allemand. Jusqu’au lundi 4 juillet, l’exécutif européen semblait sûr de son bon droit en matière de libre-échange, et s’apprêtait à passer en force sur un dossier très sensible : le traité de libre-échange négocié avec le Canada (CETA), finalisé en début d’année. Il souhaitait accélérer les procédures de ratification de ce texte, l’une des priorités de son mandat, sans en passer par la ratification d’une trentaine de parlements nationaux à travers le continent.