Le séisme Cahuzac déstabilise la politique d'austérité

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Même si c'est de manière confuse ou byzantine, la politique économique du gouvernement est de plus en plus contestée à gauche et jusqu'au sein même du gouvernement.

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C’est l’une des innombrables répliques suscitées par le tremblement de terre du scandale Cahuzac : si de nombreux élus, à droite comme à gauche, s’interrogent sur la crise démocratique que traverse la France et l’efficacité réelle ou supposée des réformes annoncées pour la surmonter, l’affaire a aussi déclenché, par une sorte d’effet domino, un débat sur la pertinence de la politique d’austérité impulsée par François Hollande. Et – preuve de la gravité du séisme qui ébranle jusqu’aux sommets de l’État –, la controverse s’est propagée à l’intérieur même du gouvernement, pour la première fois depuis l’alternance. À tel point que trois ministres, Arnaud Montebourg, Cécile Duflot et Benoît Hamon, plaident, en des termes plus ou moins byzantins, en faveur d’une réorientation de la politique économique.