La banque Arkéa court-circuite les élus du personnel

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Si le projet de scission que veut organiser la banque est au point mort, le climat social est plus que jamais dégradé. Multipliant les initiatives antisyndicales, la direction veut contourner les représentants du personnel pour construire un réseau de volontaires à sa main, chargés d’identifier les situations de mal-être au travail.

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On aurait pu penser qu’en cette rentrée la banque Arkéa allait enfin connaître un climat social un peu moins délétère qu’au cours des mois précédents. Car le projet hautement risqué de scission que caressait depuis longtemps le président de l’établissement, Jean-Pierre Denis, pour se désaffilier de la Caisse nationale du Crédit mutuel (CNCM), et qui inquiète tant les syndicats, est encalminé. Même si la direction de la banque joue des muscles et fait croire qu’elle va poursuivre sa périlleuse aventure, elle n’ose pas franchir le pas, face aux mises en garde et injonctions de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque de France ; et tout le monde a compris que le patron de la banque était sans doute fort en paroles mais beaucoup moins dans les actes. Un répit qui aurait donc pu au moins avoir pour effet de détendre des relations sociales très dégradées au sein de l'entreprise.