Plus de dividendes que de profits: quand le capitalisme devient fou

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Malgré la crise sanitaire et le séisme social, les groupes du CAC 40 vont verser à leurs actionnaires des dividendes supérieurs à leurs profits, sous les encouragements du pouvoir. Les dérives de ce capitalisme financier soulèvent un débat majeur : comment en sortir ? La survie de la gauche dépend de la réponse qu’elle y apportera.

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Au premier examen, on pourrait penser que le capitalisme financier, auquel la France s’est convertie depuis les années 1990, est constant: il fabrique des inégalités, opérant incessamment un partage à l’avantage du capital et au détriment du travail, enrichissant les actionnaires des grands groupes, notamment ceux du CAC 40, et poussant vers la précarité ou même l’extrême pauvreté des cohortes de travailleurs. Telles sont en tout cas les apparences : ce capitalisme d’actionnaires ou patrimonial – appelons-le comme on veut – enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres.