Face à Macron, les «Solidaires» cherchent l'angle d'attaque

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Descendre dans la rue, quitte à ne pas être suivis par les autres syndicats ? Attendre la rentrée et tenter d'ici là de construire le rapport de forces ? Réunie en congrès, l'union syndicale Solidaires réfléchit à la façon d'affronter le président et ses réformes.

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Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), de notre envoyé spécial.- Dans une petite allée protégée du chaud soleil breton, une partie de Mölkky, ce jeu de quilles finlandais qui a séduit la France il y a plusieurs saisons déjà, s’improvise. La plupart des compétiteurs portent un gilet rose sur le dos. À quelques mètres de là, dans une salle, on débat rudement de la pertinence de recommander ou non « une appropriation des moyens de production par les travailleurs », voire de prôner la « socialisation des outils de travail », si ce n’est « l’autogestion ». À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), le septième congrès national de l’union syndicale Solidaires bat son plein. Né en 1998, le jeune syndicat se définit comme « antiraciste, féministe, écologiste, internationaliste, anticapitaliste », et revendique un peu plus de 100 000 adhérents, qui se retrouvent en congrès tous les trois ans.