La crise complique l'équation présidentielle

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En recevant mardi Angela Merkel, Nicolas Sarkozy rêvait une fois de plus d'enfiler le costume du «sauveur de l'Europe», idéal à huit mois de la présidentielle. Mais ses erreurs de communication, et les mesures d'austérité qui s'annoncent, le placent dans une situation délicate. Quant au PS, il peine à en tirer profit.

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En pleine tourmente financière, la rencontre devait rassurer les marchés. Mais sur le fond, ils risquent d'être déçus. La réunion entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mardi à l'Elysée, a essentiellement débouché sur la proposition d'un gouvernement économique européen, dirigé par Herman Van Rompuy, l'actuel président de l'Union européenne. Une annonce sans grande surprise, qui doit encore être validée par les autres Etats membres. Les deux dirigeants ont également proposé de faire inscrire la «règle d'or» dans la constitution des dix-sept pays de la zone euro, un principe qui prévoit l'équilibre des comptes publics.