S’il est une réforme dont plus personne ne veut entendre parler, c’est assurément celle des 35 heures. La droite la voue aux gémonies, et tous les candidats à la primaire ont promis de la remettre définitivement en cause, en cas d’alternance. Et à gauche, c’est l’embarras le plus complet : de ceux qui veulent aussi la torpiller jusqu’à ceux qui souhaitent encore l’assouplir, on trouve tous les dégradés de positions, sauf une seule : nul ne défend ouvertement et clairement la réforme emblématique des années Jospin.