Uramin, l'autre dossier qu'Areva voudrait oublier

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Pourquoi le groupe nucléaire s'est-il précipité, en pleine bulle boursière, pour acheter un petit groupe minier objet de toutes les spéculations? Pourquoi la production d'uranium promise au moment de ce rachat de 2,5 milliards de dollars n'est-elle pas au rendez-vous? Deux députés vont tenter d'avoir quelques éclaircissements.

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Brusquement, la loi du silence qui semblait entourer Areva paraît se briser depuis l'annonce du non-renouvellement d'Anne Lauvergeon à la présidence du groupe nucléaire. Tandis que les salariés se déchirent à l'intérieur du groupe entre les fidèles d'Anne Lauvergeon et ceux qui souhaitent tourner la page, à l'extérieur les langues commencent à se délier. Soudain, le « bon bilan » n'apparaît plus aussi solide. Des dossiers, soigneusement enterrés, reviennent à la surface. Et parmi ceux-ci, celui d'Uramin, un groupe minier canadien d'uranium racheté en 2007.