Et le président de l'Eurogroupe finit par se présenter devant les élus

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Jeroen Dijsselbloem avait déclaré forfait début avril. Il a finalement consenti à répondre aux eurodéputés, jeudi 27 avril, après la polémique déclenchée par ses propos sexistes et insultants envers les pays du Sud.

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Bruxelles (Belgique), envoyé spécial.- En ce jour de fête nationale aux Pays-Bas, Jeroen Dijsselbloem arborait, jeudi matin 27 avril à Bruxelles, une cravate orange, couleur officielle du royaume. Mais le président de l’Eurogroupe n’était pas à la fête : « Je n’ai jamais eu l’intention de causer du mal », s’est-il excusé devant les eurodéputés réunis en séance plénière. « La manière avec laquelle je me suis exprimé a malheureusement offensé des gens, et je le regrette énormément », a-t-il insisté (la vidéo de son intervention est ici).

Durant une heure, le ministre des finances néerlandais, 52 ans, a tenté d’éteindre la polémique provoquée fin mars par son entretien à un quotidien allemand. « En tant que social-démocrate, je regarde la solidarité comme essentielle. Toutefois, celui qui exige cette solidarité a également des obligations. Je ne peux pas gaspiller tout mon argent dans l’alcool et avec les femmes et venir ensuite vous demander votre aide », avait expliqué Dijsselbloem au Frankfurter Allgemeine Zeitung, croisant des remarques sexistes envers les femmes, et insultantes envers les populations d’Europe du Sud. Depuis un mois, les appels à la démission de l’un des hommes forts de la gestion de l’euro se sont multipliés.