Hauts-fourneaux de Florange: la reprise de tous les dangers

La fermeture des deux derniers hauts-fourneaux de Lorraine devrait être annoncée lundi par le groupe ArcelorMittal. Le gouvernement met en scène son bras de fer contre l’industriel pour le contraindre à céder une partie du site. Sans garantie d’y arriver. Et encore moins de trouver un repreneur. C'est un nouveau dossier industriel miné pour le gouvernement.

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Jeudi à Florange (Moselle), Arnaud Montebourg avait la tête des mauvais jours. Et le regard noir de celui qui, une fois de plus, s’engage dans la bataille sans trop savoir où elle va le mener. Sur le perron de la mairie de Florange, le ministre du redressement productif s’est bien gardé de confirmer ce que les salariés de Florange redoutent depuis quatorze mois : la fermeture définitive du “P3” et le “P6”, les deux derniers hauts-fourneaux de Lorraine, à l’arrêt depuis l’été 2011. Ils emploient au total plus d’un millier de personnes, sous-traitants compris. Mais le ministre a laissé entendre qu’il fallait s’attendre lundi, date d’un comité central de l’entreprise, à de très mauvaises nouvelles.