Uber, Deliveroo, nos enquêtes

Uber, Deliveroo, Take it easy... Retour, avec nos enquêtes, entretiens et séries de reportages, sur les leurres de l'«ubérisation» du travail.

Travailleurs «ubérisés», des salariés comme les autres?

Par
espacedetravail-travailleursuberises-illustration

Les coursiers à vélo et les chauffeurs VTC doivent-ils être considérés comme des salariés classiques ? L'Assemblée a voté récemment un article de loi instituant une « charte de responsabilité sociale », que pourront faire signer Uber ou Deliveroo. Elle accorde des droits supplémentaires aux travailleurs, mais est pensée pour qu’ils restent indépendants.

Chauffeurs et livreurs «ont droit à la transparence»

Par
Coursière Uber Eats à Gdansk (Pologne), le 18 juin 2019. © Reuters Coursière Uber Eats à Gdansk (Pologne), le 18 juin 2019. © Reuters

Comment les données personnelles peuvent-elles être retournées contre les plateformes de travail à la demande et utilisées comme moyen d’action collective ? C’est une des batailles de Paul-Olivier Dehaye, qui s’en est fait une spécialité. Mediapart l’a rencontré et interrogé sur l’écosystème des données, leur valeur, et sur la monnaie annoncée par Facebook. 

Pour la Cour de cassation, les coursiers à vélo sont des salariés comme les autres

Par
 © DR © DR

La plus haute juridiction française vient de trancher ce mercredi 28 novembre : au regard du droit, les livreurs de repas travaillant par l’intermédiaire de la plateforme Take Eat Easy, qui a fait faillite en 2016, ne peuvent pas être considérés comme des travailleurs indépendants. Les conséquences de cet arrêt pourraient être immenses.  

114 coursiers à vélo portent plainte contre Take Eat Easy

Par

La plateforme de livraison de repas, qui a fait faillite en 2016, est accusée d'avoir dissimulé le fait que ses coursiers étaient des salariés classiques, mais aussi d'avoir sciemment employé des personnes non enregistrées comme travailleurs indépendants. En guise de salaire, elle leur proposait parfois de commander des pièces détachées de vélo.

Avec Deliveroo, l’inspection du travail s’attaque à l’ubérisation

Par et
Un livreur Deliveroo à Paris, en avril 2017. © Reuters/Charles Platiau Un livreur Deliveroo à Paris, en avril 2017. © Reuters/Charles Platiau

Selon l’inspection du travail et l’Urssaf, la plateforme de livraison de repas à domicile n’emploie pas de vrais indépendants, et devrait traiter ses livreurs comme des salariés classiques. Le parquet est saisi à Paris et à Nantes. Le danger est réel pour cet emblème d’une société « ubérisée », pour l’instant couvert par la justice.

Les batailles de l'ubérisation en Europe

Par

Mediapart consacre régulièrement enquêtes et reportages à l'« ubérisation » de secteurs du travail en France. En écho, nous avons voulu offrir un éclairage à ces nouveaux mouvements sociaux qui, aux quatre coins de l'Europe, tentent de contrer la précarisation du monde du travail, et mener la bataille contre ces géants de la « nouvelle économie ». Une série en cinq épisodes, de Londres à Bruxelles, de la Pologne à l'Espagne.

CoopCycle, concurrent rêvé de Deliveroo

Par

Utopique et engagé, le projet CoopCycle entend battre sur son propre terrain le numéro un de la livraison de repas. Issus de la mouvance Nuit Debout, de jeunes militants tentent de créer un logiciel concurrent, destiné à des coursiers organisés en coopératives.

Les leurres de l’«ubérisation»

Par

En six enquêtes et entretiens, Mediapart explore l’«ubérisation du travail», aussi diverse et confuse soit cette notion.