«Sur les ronds-points, il y a eu une politisation accélérée des classes populaires»

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Pour la sociologue Marion Carrel, les ronds-points ont été des lieux de « politisation accélérée » des classes populaires. Elle espère que la forte demande de démocratie directe permettra d'améliorer aussi la démocratie représentative.

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Comment faire participer les classes populaires à la vie démocratique ? Le mouvement des « gilets jaunes » a-t-il permis de leur mettre le pied à l'étrier ? Pour Marion Carrel, maîtresse de conférences en sociologie à l'université de Lille et co-directrice du groupement d’intérêt scientifique « Démocratie et participation », il a eu le mérite de transformer des problématiques individuelles en revendications collectives. Une politisation hors les murs en ces temps de défiance vis-à-vis des corps intermédiaires, explique cette spécialiste des classes populaires, auteure de Faire participer les habitants ? Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires (ENS Éditions, 2013).