Assassinat d’une conseillère Pôle emploi: après l’effroi, la colère

Par

L’assassinat d’une responsable d’équipe de Pôle emploi la semaine dernière dans la Drôme a provoqué une onde de choc dans les rangs de l’opérateur. S’ils se disent habitués aux violences et aux tensions, les agents expriment un profond ras-le-bol. Et la colère risque, rapidement, de succéder à la tristesse.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Ce scénario, je l’ai déjà joué tellement de fois dans ma tête. Une personne entre dans l’agence. Et nous tire dessus… » Alexandra est conseillère Pôle emploi depuis sept ans. Elle travaille en région parisienne et ne se sent « pas en sécurité » sur son lieu de travail. Surtout les jours où elle doit assurer l’accueil. La mort, violente, de sa collègue de Valence l’a saisie. Glacée. « Je n’ai pas dormi. J’ai le cœur qui bat la chamade », confie-t-elle, le lendemain du drame. « Chacun se dit : ça aurait pu être moi. Ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous. Le choc et la tristesse sont immenses », souffle Sylvie Espagnolle, déléguée syndicale centrale CGT.