«L’université n’échappe pas aux violences sexistes et sexuelles»

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Présentes dans tous les milieux socio-professionnels, les violences sexistes et sexuelles touchent également l'enseignement supérieur et la recherche, dans des proportions similaires à celles observées dans le reste de la société.

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L’université et le monde de la recherche n’échappent pas à la règle. Les violences sexistes et sexuelles sont présentes en leur sein. Peu de données chiffrées existent pour quantifier ces faits. Mais des situations propres à l’université  peuvent augmenter le risque comme l’explique Rachida Lemmaghti, juriste et responsable du Pôle égalité femmes-hommes à l'université Paris 7-Denis Diderot au site sciences critiques. D'abord, les étudiantes étrangères peuvent être plus touchées. Les étudiantes étrangères sont vulnérables « en raison de leur potentiel isolement et d'une situation de dépendance économique et administrative forte ». Les autres sont exposées à subir ces violences sexuelles à cause de « la relation de dépendance de l’étudiant-e vis-à-vis des enseignants-chercheurs, notamment dans l’encadrement de thèse, de mémoire et de stage ». Sans oublier que les dispositifs de prévention et d’accompagnement des victimes par les établissements sont encore balbutiants.