Nouvelle-Calédonie: Edouard Philippe dans les pas de ses prédécesseurs

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À un an du référendum d’autodétermination, Édouard Philippe préside, le 2 novembre, son premier comité des signataires de l’accord de Nouméa. Depuis les accords de Matignon-Oudinot en 1988, ce dossier sensible reste la chasse gardée des premiers ministres.

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Ils sont une vingtaine autour de la table. Réunis ce jeudi 2 novembre au matin à l’hôtel de Cassini, qui jouxte les jardins de Matignon, les membres du comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d’assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, auront à trancher plusieurs questions majeures – à commencer par celle du corps électoral – en vue du référendum d’autodétermination organisé en novembre 2018 dans cet archipel de l’océan Pacifique. Comme le veut la tradition, cette réunion, la seizième du genre, est présidée par le premier ministre Édouard Philippe, qui est venu chercher les délégations en début d’après-midi pour les conduire à l’hôtel de Matignon, où les échanges se poursuivent en comité restreint.