Régionales en Paca: la gauche s'apprête à disparaître entre «la peste et le choléra»

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Atone, divisée, écrasée. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la gauche vit probablement ses derniers jours au conseil régional après avoir dirigé l'institution depuis 1998. Quoiqu'il s'en défende, Christophe Castaner, tête de liste PS, risque d'être contraint de se retirer de la course pour favoriser Christian Estrosi et éviter que le FN et Marion Maréchal-Le Pen ne remportent la mise.

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De notre envoyée spéciale à Nice (Alpes-Maritimes).– Se faire entendre lorsqu’on est de gauche, à Nice, ce n’était déjà pas évident il y a quelques années. C’est devenu quasi impossible aujourd’hui. Après les attentats de Paris, tenter de porter une autre voix que celle du tout-sécuritaire dans une ville dont le maire, Christian Estrosi, est aussi la tête de liste LR (ex-UMP) pour les régionales, paraît même relever de l’utopie. D’autant qu’ici, comme partout en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Front national a le vent en poupe. À ce contexte déjà tendu, s’ajoute une gauche divisée. Une tête de liste socialiste inconnue du grand public. Et une forte envie d’alternance vis-à-vis d’un PS qui tient la région depuis 1998.